Bonne et heureuse année 2020 !

La période des fêtes de fin d’année a toujours été pour moi une période de réjouissances et de joies simples. J’ai gardé une âme d’enfant.

Dès début décembre, je vis au son des chants de Noël. J’ai une préférence pour les crooners américains. Et je prépare les pièces de vie pour accueillir famille et amis. Sapin, crèches, illuminations, cadeaux choisis avec amour… Tout est prétexte à rêver. J’adore ça. Même si nos enfants ne sont pas avec nous à chaque fois. Même si c’est en petit comité que ça doit se passer. Même si je préfère les grandes tablées, et le bruit, et les rires d’enfants.

En revanche, ne me demandez pas pourquoi, je déteste le nouvel an. Peut-être parce qu’il signe la fin des fêtes et l’entrée dans l’interminable hiver ?

Aujourd’hui, l’oreille bercée par des airs de Cesaria Evora, je suis nostalgique des Noëls blancs et froids de mon enfance.

Je me rappelle le joyeux repas pris à la maison avec mes parents et mes frères, je me rappelle les cadeaux échangés dans le petit salon, la joie et l’amoncellement de papiers cadeaux, ficelles et boîtes traînant de tous côtés.

Je me rappelle les trajets parfois à pied, parfois en voiture, à minuit moins le quart, jusqu’à l’église toute proche, la chaleur bienfaisante, la joie des fidèles, la ferveur des chants, le petit Jésus qui apparaissait dans la crèche à la fin de la messe, l’endormissement qui nous gagnait dans la douce chaleur, la lumière dansante des bougies. Le vin chaud et les Joyeux Noël échangés avec les voisins.

Le retour à la maison des étoiles pleins les yeux et quand il faisait beau, la voûte étoilée qui nous protégeait. Nous nous endormions le cœur heureux, les cadeaux entassés à côté du lit, le plus précieux à côté de moi sur l’oreiller.

Le lendemain matin, réveillés tôt, nous jouions avec nos nouveaux jouets, attendant le feu vert de nos parents pour nous préparer bien vite et aller recommencer la fête chez nos grands-parents, avec nos nombreux cousins, oncles et tantes. Encore des cadeaux, la joie de nous retrouver tous autour d’un gigantesque sapin, le théâtre improvisé avec les marionnettes de la salle de jeux, les courses-poursuites dans les couloirs et escaliers, la glace du dessert et, grand luxe, les boissons pétillantes sucrées que nous ne buvions que là-bas.

Bien souvent, nous terminions la fête les uns chez les autres, moi logeant chez ma cousine, ou un cousin venant dormir à la maison.

Et pour que la magie soit complète, nous avions souvent la joie de voir les jardins embellis par la neige et notre souffle se détachait en buée dans le gel.

A l’époque, les feux d’artifice n’étaient pas aussi répandus qu’aujourd’hui. Ils existaient dans nos cœurs. Nous nous réchauffions au feu de la famille, de l’amitié, de la joie partagée, des échanges et conversations, des rires et de la magie des cœurs d’enfant.

Aujourd’hui, les Noëls sont plus prosaïques. Les enfants ont le nez sur les écrans, on culpabilise de faire des cadeaux, on les emballe dans des papiers bruns sinistres, avec une triste ficelle en corde. Aujourd’hui, les sapins sont recyclés, tendance récup. On ne mange plus de foie gras. On n’allume plus trop de guirlandes pour ne pas dépenser d’électricité. Les enfants ont grandi. Ils se partagent entre famille et belle-famille comme ils peuvent. Ils n’ont pas le temps de faire la fête à cause de leurs études ou de leur travail. On est sérieux parce que tout va mal, que le monde court à sa perte et que la planète se meurt. On ne peut pas se réjouir d’être heureux parce qu’il y a trop de pauvreté, trop de misère, trop de souffrance.

Cela dit sans jugement.

Pour nous, cette année, la magie était encore au rendez-vous : mes filles nous ont fait la grâce de leur présence, nous avons été gâtés avec des cadeaux qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. Le sapin (artificiel) a rempli son office en habillant l’espace. Les crèches nous ont rappelé pourquoi nous étions réunis. Cette année, nous avons bien mangé – quoique sobrement. Cette année, nous nous sommes bien réchauffés à la chaleur de l’amitié, à 2, 3, 4, 6, ou 23. Nous avons accueilli amis et proches à Noël, et avons été accueillis par la famille et par des amis.

Je peux le dire : mon cœur est content de tous ces moments partagés, de cette amitié qui nous réconforte, qui rend la vie plus belle et nous donne le sourire. Je sais combien j’ai de la chance.

Notre seule richesse, ce sont les gens que nous aimons. Les cadeaux, les sapins, la déco, les emballages, la finesse des mets, et même la messe de Noël, n’ont de valeur que si nous pouvons les partager.

Je vous souhaite à tous une année 2020 riche et douce, en paix et dans la joie, avec de belles rencontres et plein de petites étoiles qui viendront émailler votre quotidien.

Soyez heureux.

Engagez-vous !

Les derniers soirs, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’endormir. Le dernier texte que j’avais publié sur mon blog me posait question. J’entendais tourner en boucle dans ma tête la phrase : « il n’y a plus d’alternative : nous pouvons choisir de vivre ensemble… ou mourir ensemble ». Et je me suis dit que c’était un peu trash d’envoyer ça comme ça.

Les prophètes ont toujours existé. Et beaucoup de prophètes ont annoncé la fin du monde. Elle arrivera forcément à un moment et ils auront donc tous raison, un jour. Comme une horloge en panne donne l’heure exacte au moins 2 fois par jour !

J’aimerais me tromper, dire que ce que j’annonce n’est pas vrai. Mais il faut reconnaître qu’à moins d’être aveugle, les signes que nous sommes sur la fin d’une civilisation se multiplient de nos jours : catastrophes naturelles, inégalités sociales, pauvreté, grogne des citoyens, déconnexion des « élites » et des dirigeants, clivages, injustices, guerres, violences, super-administration, puissance de l’argent, pouvoir détenu par quelques very happy few, …

Donc oui, quelque chose est en train de se passer, qui nous dépasse et auquel manifestement, l’humain a beaucoup de mal à faire face.

Aujourd’hui, pourtant, nous avons encore le choix. La fenêtre se rétrécit de jour en jour, peut-être même d’heure en heure. Non pas que nous allions tous mourir dans l’immédiat. Mais nous pouvons choisir de ne pas laisser s’installer plus d’inégalités, plus d’irrespect, plus de destruction. Nous avons encore devant nous la possibilité de choisir la Joie, le bonheur, l’Amour.

Les climatologues (ceux qui ne sont pas climatosceptiques) n’annoncent que des nouvelles terribles et angoissantes. Les politiciens ignorent la question du climat et du devenir de l’humanité. Les penseurs disent que nos petits efforts citoyens ne servent à rien. Les multinationales ne pensent qu’à s’enrichir.

Et au milieu de tout ça, il y a Greta Thunberg. Cette jeune fille affronte seule les tempêtes médiatiques, essuie des propos d’une injustice rare… et elle garde malgré tout la foi dans son action. Pourquoi ? Parce qu’elle le dit elle-même, mais avec d’autres mots : cette crise majeure que nous traversons n’a pas que de mauvais côtés. On voit en effet partout fleurir des actions qui rassurent sur le genre humain : l’engagement des jeunes pour le climat, eux qu’on dit pourtant sans but et sans centres d’intérêt, les actions locales en faveur de la solidarité et du climat, les nouvelles formes d’habitat, la permaculture, et même, de ci de là, on voit émerger un politicien qui semble concerné et prêt à mettre en oeuvre des politiques qui vont dans le bon sens (à voir si on les laisse faire), …

Alors bien sûr, on n’a plus vraiment le temps de tergiverser. Nous devons nous engager pour préserver notre futur. Chacun de nous. Quoi qu’en disent les catastrophistes qui nous annoncent que nos efforts ne servent à rien.

Je retiens la légende du colibri qui cherche à éteindre un incendie en amenant des gouttes d’eau et qui, lorsqu’on lui dit à quel point ce qu’il fait est insignifiant, répond que lui au moins, il fait sa part du travail. N’oublions pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il faut bien commencer quelque part.

Donc, si le sujet vous intéresse – et il y a intérêt à ce qu’il vous intéresse ! – je ne peux que vous conseiller de vous orienter vers les livres et films que l’on vous propose depuis des années. Al Gore, Cyril Dion, Aurélien Bareau, Hubert Reeves, Pierre Rabhi, Fred Vargas, sans oublier Stéphane Hessel, et tant d’autres, lisez, regardez des vidéos, renseignez-vous, indignez-vous, engagez-vous.

Voyez ce qui se fait dans votre quartier, dans votre région, au niveau local. Prenez part à des projets locaux. Investissez-vous dans votre avenir.

Lorsque je reçois des messages du monde invisible à ce sujet, j’entends qu’il faut prévoir une belle réserve de bougies et d’allumettes, de quoi filtrer l’eau, des graines (à manger et à cultiver). L’autonomie énergétique et/ou la solidarité seront indispensables. Sortez de chez vous, allez voir vos voisins, développez des réseaux autour de vous : réseaux de ressources, de compétences, d’amis, …

En parallèle, apprenons à consommer en cohérence : finis les plastiques, la grande distribution, les produits trop polluants, la surconsommation, l’addiction aux écrans et les autres dérives de notre civilisation.

Cyril Dion nous explique qu’il faut créer un nouveau récit pour l’humanité (« Petit manuel de résistance contemporaine »). Ecoutons son conseil.

Je ne vous dis moi-même rien d’autre dans tous mes posts : solidarité et amour, partage et accueil, conscience et cohérence doivent devenir nos valeurs absolues.

Dans ce monde où l’on se sent perdu, où l’anxiété règne en maître, je peux vous dire que vivre ces valeurs nous permettra de surmonter tout cela et nous rendra plus heureux et plus doux.

Je vous souhaite un beau chemin en conscience et dans l’amour.

Le choix nous appartient

J’ai entrepris la lecture du livre « libérez votre créativité » de Julia Cameron.

Ce livre propose de réveiller notre créativité en 12 semaines. L’un des exercices de base consiste à écrire chaque matin, et avant toute autre chose, 3 pages dans un cahier (pas un petit format, hein !). 3 pages, pour nous vider l’esprit de toutes les contingences et trivialités qui nous emplissent habituellement la tête. Une fois que la tête est vidée de tout cela, on s’aperçoit qu’on a de nouveau accès à notre petite voix intérieure, celle qui nous délivre les messages dont nous avons besoin pour exprimer notre créativité, ou pour simplement vivre en restant sur la bonne voie.

En ce qui me concerne, cela a ouvert un dialogue suivi et nourri avec… je ne sais pas comment définir toutes ces personnes qui viennent me parler à travers ma plume : des Guides, des Anges, un Moi supérieur, l’intuition ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que c’est un cadeau inestimable.

Depuis que j’ai commencé cet exercice, je reçois des cadeaux de clairvoyance chaque jour. Et cela me bouleverse autant que cela me surprend, tant par la teneur des informations qui me sont délivrées que par la variété des sujets abordés.

Nous sommes tous incarnés ici-bas pour accomplir une mission, apporter notre modeste part à ce grand édifice qu’est l’Univers. Chacun de nous devrait pouvoir trouver quelle est cette mission et s’appliquer à s’y conformer, en fonction de sa disponibilité et de ses moyens.

Une mission, c’est quelque chose de très personnel. Je ne peux pas vous dévoiler la mienne comme ça, sur le net. Néanmoins, je peux partir de là pour vous faire part de ma réflexion.

Nous vivons dans un monde dominé par la peur. Or, nous sommes là pour aimer : nous aimer nous-mêmes, aimer l’autre, être aimé en retour.

Que pouvons-nous faire pour que l’amour devienne notre seule réalité ? Traquer au-dedans de nous quels sont nos ressorts, où la peur nous paralyse, quels sont nos besoins et nos attentes. Nous devrions tous nous donner la possibilité d’explorer comment nous fonctionnons, pourquoi nous vivons ce que nous vivons, pourquoi nous sommes ce que nous sommes et comment mieux (nous) écouter.

Cela nous permettrait, tout à fait concrètement, d’agir de manière responsable dans toutes les interactions que nous avons avec le monde qui nous entoure et avec notre monde intérieur, en dehors de tout ego et dans le respect de qui nous sommes.

Si le monde fonctionnait comme ça, nous ne connaîtrions ni la misère, ni les inégalités, ni les luttes fratricides. Nous vivrions heureux, en harmonie, en bonne santé. Nous aurions des pensées paisibles, des énergies positives, un taux vibratoire naturellement élevé. Et la Terre serait elle aussi en bien meilleure santé.

L’ego, c’est lui la bête noire. C’est lui qui nous maintient dans les croyances et les peurs. C’est lui qui nous assujettit. Malheureusement, l’ego n’a aucune vision et aucun recul.

Sortir de l’ego, c’est un fameux challenge. Je me bats tous les jours pour faire remonter à la conscience mes processus inconscients, ceux qui sont conduits par ce fameux ego.

S’il m’a permis de survivre un temps aux tout débuts de ma vie, aujourd’hui il m’étouffe. Comme il étouffe l’humanité toute entière.

Il n’est plus temps de protéger une caste au détriment de l’autre, ou que les multinationales amassent encore plus d’argent pour satisfaire la cupidité de quelques uns. Il n’est plus temps d’élire des politiciens avides de pouvoir et d’argent, coupés de la réalité de notre quotidien et méprisant leurs électeurs. Il n’est plus temps de continuer à payer des impôts qui sont mal utilisés. Il n’est plus temps de consommer sans conscience. Reprenons notre pouvoir sur nos vies.

Aujourd’hui, nous en sommes au point où c’est la survie de notre espèce qui est en jeu. Notre planète, elle, nous survivra. Elle recréera la vie sous d’autres formes, quand elle aura fini de reconstruire ce que nous avons détruit. Ca, elle sait faire.

La conscience, c’est le secret. Revenir à une attitude de conscience pour la moindre de nos pensées et actions. Car aussi longtemps que nous produirons de l’énergie négative et destructrice avec nos pensées et nos actions négatives et destructrices, nous récolterons de la négativité et de la destruction. C’est aussi simple que ça : on reçoit ce qu’on émet.

Je rêve d’un monde où tous les humains vivraient en harmonie, entre eux et avec la nature, où plus personne ne serait laissé sur le côté du chemin, où chacun serait un rouage d’une mécanique vertueuse, où personne ne chercherait à prendre le pouvoir sur quiconque, où la solidarité et l’amour seraient les maîtres-mots, où l’argent n’aurait plus cours.

Nous sommes tous les membres d’un seul corps, d’un seul univers. Nous devons fonctionner ensemble pour que l’ensemble puisse fonctionner.

Vous pensez que c’est possible ? Alors levez-vous et réécrivons ensemble l’Histoire, pour que les générations futures puissent exister. Aujourd’hui, nous n’avons plus d’alternative : c’est vivre ensemble… ou mourir ensemble.

« Osez dire oui à la vie » (Julia Cameron)

Je vous souhaite un beau chemin.

Mélancolie

« Le spleen n’est plus à la mode » nous dit la chanteuse Angèle. Mais est-ce une question de mode, ou une culpabilité savamment orchestrée par le complot altermondialiste et/ou néolibéral pour mieux nous contrôler ?

Sérieusement, je vis régulièrement des épisodes de mélancolie, et depuis toujours.

Depuis des années, je travaille là-dessus. Pourquoi, en effet, suis-je régulièrement en proie au vague à l’âme ? Ca me tombe dessus sans prévenir, sans que je sache pourquoi. C’est désagréable. Et je m’en sens coupable.

Partout, sur les sites de bien-être, autour de moi, on me dit de pratiquer la gratitude. Même mon mari s’y est mis. Et moi, je me permets d’avoir le moral dans les chaussettes ? la compulsion alimentaire poussée à fond ? l’humeur maussade ? la larme à l’œil ? … Pourtant, il n’y a apparemment aucune raison.

Par exemple : je sors d’une journée chaleureuse et détendue avec des amis ou en famille, je suis parfaitement heureuse et j’en repars le moral au zénith. Une demi-heure plus tard, je me sens à côté de mes pompes, je marmonne, je me réfugie dans le silence, l’œil humide, mal à l’aise, malheureuse.

Tout ça ne répond pas à ma volonté. De la gratitude, j’en ai à revendre. La joie, je la cultiverais volontiers dans ces moments, si je le pouvais. Je m’y essaye activement.

Et puis, voilà que j’ai appris hier, lors d’une lecture édifiante sur le Human Design, ce que je subodorais depuis toujours, à savoir que ces périodes de spleen faisaient partie de moi et que je devais apprendre à les accueillir.

Quel soulagement ! La mélancolie, ce n’est pas un choix. C’est une disposition naturelle de l’être. On naît avec elle. On ne l’apprend pas. Et on ne la désapprend pas. Point.

Dans le monde d’aujourd’hui, on n’a pas le droit d’éprouver du spleen. On doit être heureux, ne pas faire de vague. Sous peine d’être coupable. Parce que vous comprenez, avec tout ce que les media nous assènent, on se doit d’être heureux et de participer à l’effort général (de consommation ou de décroissance, selon le côté où l’on se place).

Mais enfin : comment être heureux avec toutes les horreurs qu’on lit, entend et voit au quotidien ? Comment cultiver la joie de vivre quand on vous annonce la fin de l’humanité à brève échéance ? Quand on vous dit qu’un belge sur 6 vit en dessous du seuil de pauvreté ? Quand on vous explique que quels que soient vos choix alimentaires, vous vous exposez au pire ? …

Hum… Le spleen, celui de ma nature profonde, existait déjà avant les alarmes d’aujourd’hui. Je l’ai toujours connu. Il est indépendant du monde dans lequel nous vivons. Et ce n’est pas de la dépression. Je connais aussi de nombreux et véritables moments de joie, de gaieté, d’amour, de contemplation, de gratitude en parallèle. De la même manière que dans les pays en guerre, les gens continuent à tomber amoureux, à faire des enfants, à être heureux et à vivre en espérant des jours meilleurs.

Dans notre monde, où les frontières sont de plus en plus perméables, on ne sait plus trop si on doit être heureux-mais-pas-trop ou malheureux-mais-dans-la-retenue.

Purée ! Je n’ai rien à prouver. Rien à justifier. Je suis ce que je suis. Et je fais de mon mieux.

Apprenons à nous accepter tels que nous sommes. Et apprenons à respecter cela. Le monde court à sa perte, peut-être. A cause de l’humain, peut-être. Il y courrait certainement moins vite si nous étions plus dans l’amour de soi, dans l’écoute et l’accueil de notre nature (imparfaite) et de celle de l’autre. Parce que l’écologie, pour être cohérente, devrait commencer par soi.

Je vous souhaite une belle et souriante semaine.

BLACK FRIDAY (moi aussi !)

A l’occasion du Black Friday, j’offre 50% de réduction (30 EUR au lieu de 60 EUR) sur toutes les séances d’Access Bars du mois de décembre à mon cabinet dont le rendez-vous sera pris durant la journée de demain. Appelez-moi au 0497/44 98 14 ce vendredi 29 novembre 2019 entre 9h et 18h.

Célébrer

Décidément, ma vie, ces derniers temps, est remplie de signes.

Ma petite voix intérieure me dit : « mais ça a toujours été comme ça ! C’est juste qu’avant, tu ne les voyais pas ! »

Hier soir, donc, nous avons assisté à une conférence donnée par Gabriel Ringlet, prêtre, journaliste, écrivain, conférencier, professeur et vice-recteur de l’Université catholique de Louvain.

Cet homme manie les mots avec un talent extraordinaire. Il parle avec le cœur et touche au cœur de celui qui l’écoute ou le lit.

Le thème de sa conférence était « Eloge de la célébration ».

Gabriel Ringlet a beau être un homme d’église, un chrétien convaincu, il n’en est pas moins accueillant à toutes les tendances et à tous les courants religieux ou philosophiques. Voilà un homme à l’intelligence subtile, qui a su s’adapter à son époque, créant dans son église, et en dehors, de nouvelles manières de célébrer et d’accompagner chaque étape de la vie et les grands moments de la liturgie chrétienne, trouvant toujours le moyen d’accompagner chacun dans sa sensibilité.

La raison pour laquelle je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que ce qu’il propose fait tellement écho à ma propre recherche spirituelle.

Dans ma vie précédente, j’ai été très investie dans la vie de ma paroisse, à Bruxelles. Catéchiste, bénévole au sein de divers groupes et comités, … j’ai tracé une belle route sur cette voie conventionnelle. J’y ai réalisé de belles choses, j’y ai beaucoup appris, et j’y ai fait de belles rencontres.

Et puis, je suis entrée dans le monde de l’énergétique et du soin à la personne… et je suis sortie des églises. Parce que j’ai compris que Dieu habitait toute sa création.

J’ai d’abord appris qu’il fallait « se protéger » lorsqu’on travaille en énergétique : grigris, talismans,  pierres, bijoux, encens, herbes, signes, prières, méditations, visualisations, huiles essentielles, … Les moyens sont nombreux, j’en ai testé beaucoup, sans jamais vraiment me sentir protégée.

Ensuite, on m’a enseigné qu’il ne fallait pas se protéger. Que c’étaient des superstitions et productions du mental. Alors, au panier, les objets, les prières et les méditations.

Finalement, l’expérience m’a appris qu’il me fallait effectivement vivre certains rituels jusqu’à plusieurs fois par jour, que je devais avoir quelques uns des ces objets auprès de moi. Non pas parce qu’eux me protègent, mais parce que j’ai besoin d’eux pour revenir à plus de conscience, pour rester  centrée, à l’écoute de mes Guides, de ma voix intérieure, pour rester connectée avec ma propre spiritualité et lui permettre de se développer. J’en ai besoin dans mes consultations, j’en ai besoin dans ma vie de tous les jours, comme des phares dans la nuit.

Dans le monde dans lequel nous vivons, où tout va vite, où l’on doit être multi-tâches et multi-potentiels, il n’y a plus vraiment de place pour la spiritualité.

Les rituels, les rites et les célébrations nous permettent de garder vivant le lien avec l’invisible, ce qui, au-dedans de nous, dort et ne demande qu’à vivre et donne du sens à notre existence.

Qu’est-ce que cela nous apporte d’accomplir des rituels, d’assister à des célébrations, de donner du temps au sacré, de porter sur soi des objets ?

Il y a tant de raisons : pour grandir, se donner de la profondeur, prendre de la distance, de la hauteur, vibrer plus haut, ouvrir son intelligence, sa compréhension des choses, donner du sens à sa vie, …

Mais tout cela est trop abstrait. Ca ne vous parle peut-être pas.

Pratiquement, ce que cela nous apporte, c’est du temps.

Chaque fois que l’on touche une pierre au fond de sa poche ou que l’on s’arrête pour 3 minutes de conscience, on se donne du temps pour juste se souvenir qu’on est vivant, en éprouver de la gratitude, remercier la vie du privilège d’être là.

On se donne du temps pour sentir qu’on a un corps, le remercier d’être là avec nous, nous supportant à chaque instant de notre vie.

On se donne du temps pour regarder dehors, voir le ciel, bleu ou gris, sec ou pluvieux, les arbres, la fleur qui pousse entre les pavés disjoints.

On se donne du temps pour embrasser ceux qu’on aime, même par la pensée. On goûte les yeux fermés la première bouchée de notre repas ou la première gorgée d’eau. On remercie d’un regard l’inconnu(e) qui nous tient la porte alors que nous avons les bras chargés.

Tout est célébration, à partir du moment où l’instant est habité par la conscience. Tout est rite, à partir du moment où l’on décide d’être là, présent, dans l’instant, avec gratitude, avec joie.

Ces rites et ces célébrations se réinventent au quotidien. Cela met de la joie dans la vie. De la conscience.

Voilà un bon moment que je me sens appelée à créer des célébrations pour y inviter des gens en recherche, comme moi. Pour partager notre temps, nous poser, questionner la routine, échanger en confiance.

Nous avons besoin de lien. Les célébrations nous relient. Nous avons besoin de temps. Les rites nous emmènent sur un chemin intérieur, en communion avec d’autres, en lien avec le cycle de la Vie et de la Mort. Tout est chemin. Tout est rite.

Je vous attends.

* La sculpture est de Christiane Erard et s’appelle « Chant pour la vibration de la Terre »

Un monde plus grand

Hier soir, nous sommes allés voir « Un monde plus grand », film qui retrace l’initiation en chamanisme de Corine Sombrun. Si le film en lui-même passe à côté de l’initiation proprement dite, ne faisant que la frôler, j’ai profondément vibré aux images, au jeu de Cécile de France et surtout, au son du tambour chamanique.

Depuis mon premier stage chamanique, je suis appelée par le chant du tambour. J’y étais déjà sensible par le passé, sans me rendre compte de la profondeur de cet appel qui, pour moi, me relie à la Terre et à ma nature profonde. C’est un appel puissant, terrien, fondamental.

Au début, je me disais que j’étais chamane, que je voulais être initiée. Alors on m’a expliqué que ça ne marchait pas comme ça, qu’on était « appelé », qu’on venait vous chercher.

L’initiation en tant que telle dure des années. C’est beaucoup de travail. Parce que la formation ne se limite pas à battre tambour et à entrer en transe. Ca couvre des domaines qui vont des Esprits à honorer aux plantes qui soignent, les rituels à accomplir, ouvrir les canaux de perception, entrer dans et sortir de la transe, apprendre à voir au travers de la matière, comprendre les signes que l’on reçoit, travailler sur son ego, sur soi, et tant d’autres choses encore que je ne sais pas. Il s’agit d’un parcours initiatique qui nous apprend à voir au-delà des apparences, à descendre au plus profond de soi, à se connaître et à connaître la nature des choses…

Bref, ma quête ! 😃

Jeudi, je suis allée consulter une thérapeute qui utilise les outils de la cohérence somato-psychique (CSP). Selon elle, mon hypothalamus s’était bloqué pour limiter ma connexion à mes perceptions et émotions. Principalement parce que je suis hyper-hyper-sensible et qu’à un moment, mon corps et/ou mon ego ont estimé nécessaire de me couper de cet univers pour que je ne sois pas noyée dans le flux des informations sensitives.

Malheureusement pour moi, si cela m’a protégée, cela m’a aussi coupée de ce qui fait le sel de la vie. Et de ce que je rêve aujourd’hui d’atteindre et dépasser : la connexion consciente à moi, la connexion à mes perceptions, à mes émotions et à mes perceptions extra-sensorielles.

La thérapeute a donc travaillé sur mon hypothalamus, cherchant à en ôter le couvercle, pour me permettre à nouveau de ressentir les choses pour moi.

Elle m’a dit aussi que je ne devais pas « vouloir », mais laisser venir les sensations et perceptions. Qu’à trop vouloir forcer les choses, je les bloquais encore plus.

Mais comment fait-on pour ne pas vouloir à tout prix, quand on est coupé de soi-même depuis tellement longtemps qu’on a énormément de difficulté à définir ce qu’on aime, ce qu’on pense, ce qu’on veut, ce dont on a besoin ?…

Le tambour me reconnecte à ma part animale. Quand je participe à un cercle de tambours, des cris d’animaux sortent de ma gorge, un chant primal jaillit, je danse avec mon tambour, j’entends sa voix, je vis l’harmonique de toutes les voix de tous les tambours présents et j’entre en transe. Je peux communier avec des forces que je n’explique pas. Et je me sens enfin infiniment heureuse, dans une joie totale, simplement vivante à travers la vibration. C’est pour moi une sensation unique.

Quand les tambours se taisent progressivement et que je remonte dans ma tête, je me sens lavée, légère, heureuse, sereine, juste, à ma place, ancrée, vivante, et j’éprouve une immense gratitude.

Comment faire pour vivre cela au quotidien ? Battre tambour seule, ce n’est pas la même chose… Fonder une communauté ? Organiser des rondes de tambours à la maison ?

« Il ne faut pas vouloir, me répète ma petite voix intérieure. Laisse venir. Lâche l’envie de résultat. L’intention, une fois posée, se manifestera toute seule. Il faut juste faire confiance. L’Univers sait et met en place pour que ça vienne à toi. »

Je me dépose donc au fond de moi. Je laisse s’épanouir mon sourire intérieur. Je m’ouvre dans la paix. J’accueille ce qui vient, les mains ouvertes.

Je vous souhaite un beau dimanche.