Liberté(s)

http://trends.levif.be/economie/banque-et-finance/votre-argent-cash-protege-la-democratie/article-opinion-350841.html

Si j’en crois ce qu’on dit dans l’article (lien ci-dessus), nous nous avançons lentement mais sûrement vers la disparition de l’argent liquide. Ce n’est pas la première fois que j’en entends parler. Déjà, on nous a limité nos dépenses : on ne peut pas payer plus de x euros en liquide, on n’a plus le droit de verser de l’argent liquide sur le compte d’un tiers, et on ne peut pas non plus transférer plus qu’un montant x par jour/semaine/mois entre comptes bancaires. Et pourtant, cet argent nous appartient A NOUS !

Petit à petit, on nous grignote nos libertés…

Moi, de plus en plus, je me dis que je ne vais plus utiliser les banques. Mais c’est devenu impossible de faire autrement. N’importe quelle facture doit être payée par virement. Il n’y a plus que les ministères belges pour nous envoyer des chèques de la Poste !

Bref, les lois sont de plus en plus liberticides. Si de telles mesures devaient être prises, c’en serait fini de la piécette au mendiant dans la rue… Je me demande comment il fera d’ailleurs, le mendiant, si l’argent liquide n’existe plus ? Et la tirelire de nos petits ? Et mes économies, mises mois par mois dans une boîte, que je regarde grossir avec bonheur pour m’offrir des petits plaisirs à moi seule ?

L’argent virtuel n’a aucune consistance tant qu’on ne l’a pas manipulé avec nos mains et traité en 3D : voir, toucher, manipuler, peser, sentir, écouter, nos cerveaux ont besoin de toutes ces opérations pour donner un poids concret, une valeur concrète aux choses. C’est tout ça, l’argent. Et non ce morceau de plastique qui nous permet toutes les folies, toutes les dépenses, sans avoir ressenti le poids/odeur/bruit/toucher des billets et pièces qui tintent et bruissent dans nos poches et surtout, sans avoir pu en évaluer la valeur. Ce qui nous pousse à le dépenser à n’importe quoi, à accepter n’importe quel prix pour tout et rien.

On pourrait même dire qu’il y a quelque chose de sensuel à l’argent. Oh, pas besoin d’en avoir beaucoup. C’est comme les livres. Je ne me fais pas aux livres virtuels. Même si c’est pratique. Je n’y ai aucun plaisir. Toucher un billet neuf ou une pièce toute brillante, c’est comme ouvrir un livre neuf. Fermez les yeux, visualisez cela, sentez l’odeur, entendez le bruit des pièces au fond de votre poche, le froissement du papier au creux de votre main, le poids du livre, le bruit des pages qu’on tourne, de l’argent qu’on compte à la caisse…

Outre ces plaisirs simples et parfois sensuels, on nous retire notre liberté en nous retirant ce moyen d’acheter ce qu’on veut sans être surveillé. Pas que je veuille frauder ou quoi que ce soit.

Imaginez le monde qu’on nous construit : le moindre paquet de chips que nous achèterons avec notre puce de gsm (parce que même la carte de banque va disparaître !) ou celle de notre carte d’identité ou mieux la puce qu’on nous aura implantée sous la peau comme aux chiens, sera envoyé à un fichier central nous concernant, dans lequel seront répertoriés tous nos achats, tous nos mouvements, tous nos déplacements, toutes nos maladies, nos cadeaux, … Et nous serons alors verbalisés en fonction de ce que nous choisirons de manger (chips, cigarettes, alcool, et hop : augmentation de l’assurance santé si elle existe encore, envoi d’un avertissement sur notre messagerie, appel d’urgence du médecin électronique de garde, surtaxe, …), et tout le reste.

Je n’en veux pas de ce monde : je veux d’un monde où l’on peut faire ce qu’on veut sans être contrôlés sur tout, cultiver les légumes qui nous plaisent, parler au voisin, voyager à pied sans carte de banque, vivre sans téléphone, sans puce, sans électronique… avec quelques sous au fond de ses poches, un bon bouquin en réserve, un bout de jardin, des enfants qui jouent dans la rue, les oiseaux qui enchantent le matin… et acheter sa baguette, son croissant, son journal en ayant un vrai contact dans la vraie vie, un vrai échange d’argent qui passe de la main à la main, un « s’il-vous-plaît » et un « merci », voire des sourires échangés…

La seule façon que je verrais de contrer l’interdiction d’épargne et d’argent sous le matelas et de faire ce que je veux avec ce que j’ai gagné à la sueur de mon front, c’est de développer des monnaies locales. En déposant mes euros dans ces banques locales, j’aurais en échange de vrais billets ou de vrais grains ou de vrais ce qu’on veut de bien concret, de bien lourd au fond de ma poche, de bien encombrant dans mon portefeuille et je pourrais continuer à conserver cette part de mystère qui est la mienne et que je souhaite cultiver par-dessus tout, ce qui fait que je suis moi et pas quelqu’un d’autre, que je préfère acheter dans les petits commerces des produits locaux que d’aller me servir dans les rayons sans âme des supermarchés, que je suis et reste un être humain unique et non une machine uniforme.

Du moins, j’ai encore l’illusion de croire que j’en suis un, d’humain !

Pour nos enfants, nous avons le devoir de résister. Indignons-nous ! Agissons !

Auteur : francoiseconscience

Praticienne et facilitatrice convaincue Access Bars et Access Body, je vous invite dans mon monde fait de la magie (l'âme agit!) et de bon sens. Toutes mes expériences de vie m'ont menée où je suis aujourd'hui. Certaines merveilleuses, d'autres plus difficiles. Toutes fondatrices et constructives. Peut-être me donnerez-vous un rôle à jouer dans votre vie ? N'hésitez pas. C'est ma passion et mon métier !

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