Célébrer

Décidément, ma vie, ces derniers temps, est remplie de signes.

Ma petite voix intérieure me dit : « mais ça a toujours été comme ça ! C’est juste qu’avant, tu ne les voyais pas ! »

Hier soir, donc, nous avons assisté à une conférence donnée par Gabriel Ringlet, prêtre, journaliste, écrivain, conférencier, professeur et vice-recteur de l’Université catholique de Louvain.

Cet homme manie les mots avec un talent extraordinaire. Il parle avec le cœur et touche au cœur de celui qui l’écoute ou le lit.

Le thème de sa conférence était « Eloge de la célébration ».

Gabriel Ringlet a beau être un homme d’église, un chrétien convaincu, il n’en est pas moins accueillant à toutes les tendances et à tous les courants religieux ou philosophiques. Voilà un homme à l’intelligence subtile, qui a su s’adapter à son époque, créant dans son église, et en dehors, de nouvelles manières de célébrer et d’accompagner chaque étape de la vie et les grands moments de la liturgie chrétienne, trouvant toujours le moyen d’accompagner chacun dans sa sensibilité.

La raison pour laquelle je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que ce qu’il propose fait tellement écho à ma propre recherche spirituelle.

Dans ma vie précédente, j’ai été très investie dans la vie de ma paroisse, à Bruxelles. Catéchiste, bénévole au sein de divers groupes et comités, … j’ai tracé une belle route sur cette voie conventionnelle. J’y ai réalisé de belles choses, j’y ai beaucoup appris, et j’y ai fait de belles rencontres.

Et puis, je suis entrée dans le monde de l’énergétique et du soin à la personne… et je suis sortie des églises. Parce que j’ai compris que Dieu habitait toute sa création.

J’ai d’abord appris qu’il fallait « se protéger » lorsqu’on travaille en énergétique : grigris, talismans,  pierres, bijoux, encens, herbes, signes, prières, méditations, visualisations, huiles essentielles, … Les moyens sont nombreux, j’en ai testé beaucoup, sans jamais vraiment me sentir protégée.

Ensuite, on m’a enseigné qu’il ne fallait pas se protéger. Que c’étaient des superstitions et productions du mental. Alors, au panier, les objets, les prières et les méditations.

Finalement, l’expérience m’a appris qu’il me fallait effectivement vivre certains rituels jusqu’à plusieurs fois par jour, que je devais avoir quelques uns des ces objets auprès de moi. Non pas parce qu’eux me protègent, mais parce que j’ai besoin d’eux pour revenir à plus de conscience, pour rester  centrée, à l’écoute de mes Guides, de ma voix intérieure, pour rester connectée avec ma propre spiritualité et lui permettre de se développer. J’en ai besoin dans mes consultations, j’en ai besoin dans ma vie de tous les jours, comme des phares dans la nuit.

Dans le monde dans lequel nous vivons, où tout va vite, où l’on doit être multi-tâches et multi-potentiels, il n’y a plus vraiment de place pour la spiritualité.

Les rituels, les rites et les célébrations nous permettent de garder vivant le lien avec l’invisible, ce qui, au-dedans de nous, dort et ne demande qu’à vivre et donne du sens à notre existence.

Qu’est-ce que cela nous apporte d’accomplir des rituels, d’assister à des célébrations, de donner du temps au sacré, de porter sur soi des objets ?

Il y a tant de raisons : pour grandir, se donner de la profondeur, prendre de la distance, de la hauteur, vibrer plus haut, ouvrir son intelligence, sa compréhension des choses, donner du sens à sa vie, …

Mais tout cela est trop abstrait. Ca ne vous parle peut-être pas.

Pratiquement, ce que cela nous apporte, c’est du temps.

Chaque fois que l’on touche une pierre au fond de sa poche ou que l’on s’arrête pour 3 minutes de conscience, on se donne du temps pour juste se souvenir qu’on est vivant, en éprouver de la gratitude, remercier la vie du privilège d’être là.

On se donne du temps pour sentir qu’on a un corps, le remercier d’être là avec nous, nous supportant à chaque instant de notre vie.

On se donne du temps pour regarder dehors, voir le ciel, bleu ou gris, sec ou pluvieux, les arbres, la fleur qui pousse entre les pavés disjoints.

On se donne du temps pour embrasser ceux qu’on aime, même par la pensée. On goûte les yeux fermés la première bouchée de notre repas ou la première gorgée d’eau. On remercie d’un regard l’inconnu(e) qui nous tient la porte alors que nous avons les bras chargés.

Tout est célébration, à partir du moment où l’instant est habité par la conscience. Tout est rite, à partir du moment où l’on décide d’être là, présent, dans l’instant, avec gratitude, avec joie.

Ces rites et ces célébrations se réinventent au quotidien. Cela met de la joie dans la vie. De la conscience.

Voilà un bon moment que je me sens appelée à créer des célébrations pour y inviter des gens en recherche, comme moi. Pour partager notre temps, nous poser, questionner la routine, échanger en confiance.

Nous avons besoin de lien. Les célébrations nous relient. Nous avons besoin de temps. Les rites nous emmènent sur un chemin intérieur, en communion avec d’autres, en lien avec le cycle de la Vie et de la Mort. Tout est chemin. Tout est rite.

Je vous attends.

* La sculpture est de Christiane Erard et s’appelle « Chant pour la vibration de la Terre »

Auteur : francoiseconscience

Praticienne et facilitatrice convaincue Access Bars et Access Body, je vous invite dans mon monde fait de la magie (l'âme agit!) et de bon sens. Toutes mes expériences de vie m'ont menée où je suis aujourd'hui. Certaines merveilleuses, d'autres plus difficiles. Toutes fondatrices et constructives. Peut-être me donnerez-vous un rôle à jouer dans votre vie ? N'hésitez pas. C'est ma passion et mon métier !

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