Bonne et heureuse année 2020 !

La période des fêtes de fin d’année a toujours été pour moi une période de réjouissances et de joies simples. J’ai gardé une âme d’enfant.

Dès début décembre, je vis au son des chants de Noël. J’ai une préférence pour les crooners américains. Et je prépare les pièces de vie pour accueillir famille et amis. Sapin, crèches, illuminations, cadeaux choisis avec amour… Tout est prétexte à rêver. J’adore ça. Même si nos enfants ne sont pas avec nous à chaque fois. Même si c’est en petit comité que ça doit se passer. Même si je préfère les grandes tablées, et le bruit, et les rires d’enfants.

En revanche, ne me demandez pas pourquoi, je déteste le nouvel an. Peut-être parce qu’il signe la fin des fêtes et l’entrée dans l’interminable hiver ?

Aujourd’hui, l’oreille bercée par des airs de Cesaria Evora, je suis nostalgique des Noëls blancs et froids de mon enfance.

Je me rappelle le joyeux repas pris à la maison avec mes parents et mes frères, je me rappelle les cadeaux échangés dans le petit salon, la joie et l’amoncellement de papiers cadeaux, ficelles et boîtes traînant de tous côtés.

Je me rappelle les trajets parfois à pied, parfois en voiture, à minuit moins le quart, jusqu’à l’église toute proche, la chaleur bienfaisante, la joie des fidèles, la ferveur des chants, le petit Jésus qui apparaissait dans la crèche à la fin de la messe, l’endormissement qui nous gagnait dans la douce chaleur, la lumière dansante des bougies. Le vin chaud et les Joyeux Noël échangés avec les voisins.

Le retour à la maison des étoiles pleins les yeux et quand il faisait beau, la voûte étoilée qui nous protégeait. Nous nous endormions le cœur heureux, les cadeaux entassés à côté du lit, le plus précieux à côté de moi sur l’oreiller.

Le lendemain matin, réveillés tôt, nous jouions avec nos nouveaux jouets, attendant le feu vert de nos parents pour nous préparer bien vite et aller recommencer la fête chez nos grands-parents, avec nos nombreux cousins, oncles et tantes. Encore des cadeaux, la joie de nous retrouver tous autour d’un gigantesque sapin, le théâtre improvisé avec les marionnettes de la salle de jeux, les courses-poursuites dans les couloirs et escaliers, la glace du dessert et, grand luxe, les boissons pétillantes sucrées que nous ne buvions que là-bas.

Bien souvent, nous terminions la fête les uns chez les autres, moi logeant chez ma cousine, ou un cousin venant dormir à la maison.

Et pour que la magie soit complète, nous avions souvent la joie de voir les jardins embellis par la neige et notre souffle se détachait en buée dans le gel.

A l’époque, les feux d’artifice n’étaient pas aussi répandus qu’aujourd’hui. Ils existaient dans nos cœurs. Nous nous réchauffions au feu de la famille, de l’amitié, de la joie partagée, des échanges et conversations, des rires et de la magie des cœurs d’enfant.

Aujourd’hui, les Noëls sont plus prosaïques. Les enfants ont le nez sur les écrans, on culpabilise de faire des cadeaux, on les emballe dans des papiers bruns sinistres, avec une triste ficelle en corde. Aujourd’hui, les sapins sont recyclés, tendance récup. On ne mange plus de foie gras. On n’allume plus trop de guirlandes pour ne pas dépenser d’électricité. Les enfants ont grandi. Ils se partagent entre famille et belle-famille comme ils peuvent. Ils n’ont pas le temps de faire la fête à cause de leurs études ou de leur travail. On est sérieux parce que tout va mal, que le monde court à sa perte et que la planète se meurt. On ne peut pas se réjouir d’être heureux parce qu’il y a trop de pauvreté, trop de misère, trop de souffrance.

Cela dit sans jugement.

Pour nous, cette année, la magie était encore au rendez-vous : mes filles nous ont fait la grâce de leur présence, nous avons été gâtés avec des cadeaux qu’elles ont fabriqués elles-mêmes. Le sapin (artificiel) a rempli son office en habillant l’espace. Les crèches nous ont rappelé pourquoi nous étions réunis. Cette année, nous avons bien mangé – quoique sobrement. Cette année, nous nous sommes bien réchauffés à la chaleur de l’amitié, à 2, 3, 4, 6, ou 23. Nous avons accueilli amis et proches à Noël, et avons été accueillis par la famille et par des amis.

Je peux le dire : mon cœur est content de tous ces moments partagés, de cette amitié qui nous réconforte, qui rend la vie plus belle et nous donne le sourire. Je sais combien j’ai de la chance.

Notre seule richesse, ce sont les gens que nous aimons. Les cadeaux, les sapins, la déco, les emballages, la finesse des mets, et même la messe de Noël, n’ont de valeur que si nous pouvons les partager.

Je vous souhaite à tous une année 2020 riche et douce, en paix et dans la joie, avec de belles rencontres et plein de petites étoiles qui viendront émailler votre quotidien.

Soyez heureux.

Engagez-vous !

Les derniers soirs, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’endormir. Le dernier texte que j’avais publié sur mon blog me posait question. J’entendais tourner en boucle dans ma tête la phrase : « il n’y a plus d’alternative : nous pouvons choisir de vivre ensemble… ou mourir ensemble ». Et je me suis dit que c’était un peu trash d’envoyer ça comme ça.

Les prophètes ont toujours existé. Et beaucoup de prophètes ont annoncé la fin du monde. Elle arrivera forcément à un moment et ils auront donc tous raison, un jour. Comme une horloge en panne donne l’heure exacte au moins 2 fois par jour !

J’aimerais me tromper, dire que ce que j’annonce n’est pas vrai. Mais il faut reconnaître qu’à moins d’être aveugle, les signes que nous sommes sur la fin d’une civilisation se multiplient de nos jours : catastrophes naturelles, inégalités sociales, pauvreté, grogne des citoyens, déconnexion des « élites » et des dirigeants, clivages, injustices, guerres, violences, super-administration, puissance de l’argent, pouvoir détenu par quelques very happy few, …

Donc oui, quelque chose est en train de se passer, qui nous dépasse et auquel manifestement, l’humain a beaucoup de mal à faire face.

Aujourd’hui, pourtant, nous avons encore le choix. La fenêtre se rétrécit de jour en jour, peut-être même d’heure en heure. Non pas que nous allions tous mourir dans l’immédiat. Mais nous pouvons choisir de ne pas laisser s’installer plus d’inégalités, plus d’irrespect, plus de destruction. Nous avons encore devant nous la possibilité de choisir la Joie, le bonheur, l’Amour.

Les climatologues (ceux qui ne sont pas climatosceptiques) n’annoncent que des nouvelles terribles et angoissantes. Les politiciens ignorent la question du climat et du devenir de l’humanité. Les penseurs disent que nos petits efforts citoyens ne servent à rien. Les multinationales ne pensent qu’à s’enrichir.

Et au milieu de tout ça, il y a Greta Thunberg. Cette jeune fille affronte seule les tempêtes médiatiques, essuie des propos d’une injustice rare… et elle garde malgré tout la foi dans son action. Pourquoi ? Parce qu’elle le dit elle-même, mais avec d’autres mots : cette crise majeure que nous traversons n’a pas que de mauvais côtés. On voit en effet partout fleurir des actions qui rassurent sur le genre humain : l’engagement des jeunes pour le climat, eux qu’on dit pourtant sans but et sans centres d’intérêt, les actions locales en faveur de la solidarité et du climat, les nouvelles formes d’habitat, la permaculture, et même, de ci de là, on voit émerger un politicien qui semble concerné et prêt à mettre en oeuvre des politiques qui vont dans le bon sens (à voir si on les laisse faire), …

Alors bien sûr, on n’a plus vraiment le temps de tergiverser. Nous devons nous engager pour préserver notre futur. Chacun de nous. Quoi qu’en disent les catastrophistes qui nous annoncent que nos efforts ne servent à rien.

Je retiens la légende du colibri qui cherche à éteindre un incendie en amenant des gouttes d’eau et qui, lorsqu’on lui dit à quel point ce qu’il fait est insignifiant, répond que lui au moins, il fait sa part du travail. N’oublions pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il faut bien commencer quelque part.

Donc, si le sujet vous intéresse – et il y a intérêt à ce qu’il vous intéresse ! – je ne peux que vous conseiller de vous orienter vers les livres et films que l’on vous propose depuis des années. Al Gore, Cyril Dion, Aurélien Bareau, Hubert Reeves, Pierre Rabhi, Fred Vargas, sans oublier Stéphane Hessel, et tant d’autres, lisez, regardez des vidéos, renseignez-vous, indignez-vous, engagez-vous.

Voyez ce qui se fait dans votre quartier, dans votre région, au niveau local. Prenez part à des projets locaux. Investissez-vous dans votre avenir.

Lorsque je reçois des messages du monde invisible à ce sujet, j’entends qu’il faut prévoir une belle réserve de bougies et d’allumettes, de quoi filtrer l’eau, des graines (à manger et à cultiver). L’autonomie énergétique et/ou la solidarité seront indispensables. Sortez de chez vous, allez voir vos voisins, développez des réseaux autour de vous : réseaux de ressources, de compétences, d’amis, …

En parallèle, apprenons à consommer en cohérence : finis les plastiques, la grande distribution, les produits trop polluants, la surconsommation, l’addiction aux écrans et les autres dérives de notre civilisation.

Cyril Dion nous explique qu’il faut créer un nouveau récit pour l’humanité (« Petit manuel de résistance contemporaine »). Ecoutons son conseil.

Je ne vous dis moi-même rien d’autre dans tous mes posts : solidarité et amour, partage et accueil, conscience et cohérence doivent devenir nos valeurs absolues.

Dans ce monde où l’on se sent perdu, où l’anxiété règne en maître, je peux vous dire que vivre ces valeurs nous permettra de surmonter tout cela et nous rendra plus heureux et plus doux.

Je vous souhaite un beau chemin en conscience et dans l’amour.

Le choix nous appartient

J’ai entrepris la lecture du livre « libérez votre créativité » de Julia Cameron.

Ce livre propose de réveiller notre créativité en 12 semaines. L’un des exercices de base consiste à écrire chaque matin, et avant toute autre chose, 3 pages dans un cahier (pas un petit format, hein !). 3 pages, pour nous vider l’esprit de toutes les contingences et trivialités qui nous emplissent habituellement la tête. Une fois que la tête est vidée de tout cela, on s’aperçoit qu’on a de nouveau accès à notre petite voix intérieure, celle qui nous délivre les messages dont nous avons besoin pour exprimer notre créativité, ou pour simplement vivre en restant sur la bonne voie.

En ce qui me concerne, cela a ouvert un dialogue suivi et nourri avec… je ne sais pas comment définir toutes ces personnes qui viennent me parler à travers ma plume : des Guides, des Anges, un Moi supérieur, l’intuition ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que c’est un cadeau inestimable.

Depuis que j’ai commencé cet exercice, je reçois des cadeaux de clairvoyance chaque jour. Et cela me bouleverse autant que cela me surprend, tant par la teneur des informations qui me sont délivrées que par la variété des sujets abordés.

Nous sommes tous incarnés ici-bas pour accomplir une mission, apporter notre modeste part à ce grand édifice qu’est l’Univers. Chacun de nous devrait pouvoir trouver quelle est cette mission et s’appliquer à s’y conformer, en fonction de sa disponibilité et de ses moyens.

Une mission, c’est quelque chose de très personnel. Je ne peux pas vous dévoiler la mienne comme ça, sur le net. Néanmoins, je peux partir de là pour vous faire part de ma réflexion.

Nous vivons dans un monde dominé par la peur. Or, nous sommes là pour aimer : nous aimer nous-mêmes, aimer l’autre, être aimé en retour.

Que pouvons-nous faire pour que l’amour devienne notre seule réalité ? Traquer au-dedans de nous quels sont nos ressorts, où la peur nous paralyse, quels sont nos besoins et nos attentes. Nous devrions tous nous donner la possibilité d’explorer comment nous fonctionnons, pourquoi nous vivons ce que nous vivons, pourquoi nous sommes ce que nous sommes et comment mieux (nous) écouter.

Cela nous permettrait, tout à fait concrètement, d’agir de manière responsable dans toutes les interactions que nous avons avec le monde qui nous entoure et avec notre monde intérieur, en dehors de tout ego et dans le respect de qui nous sommes.

Si le monde fonctionnait comme ça, nous ne connaîtrions ni la misère, ni les inégalités, ni les luttes fratricides. Nous vivrions heureux, en harmonie, en bonne santé. Nous aurions des pensées paisibles, des énergies positives, un taux vibratoire naturellement élevé. Et la Terre serait elle aussi en bien meilleure santé.

L’ego, c’est lui la bête noire. C’est lui qui nous maintient dans les croyances et les peurs. C’est lui qui nous assujettit. Malheureusement, l’ego n’a aucune vision et aucun recul.

Sortir de l’ego, c’est un fameux challenge. Je me bats tous les jours pour faire remonter à la conscience mes processus inconscients, ceux qui sont conduits par ce fameux ego.

S’il m’a permis de survivre un temps aux tout débuts de ma vie, aujourd’hui il m’étouffe. Comme il étouffe l’humanité toute entière.

Il n’est plus temps de protéger une caste au détriment de l’autre, ou que les multinationales amassent encore plus d’argent pour satisfaire la cupidité de quelques uns. Il n’est plus temps d’élire des politiciens avides de pouvoir et d’argent, coupés de la réalité de notre quotidien et méprisant leurs électeurs. Il n’est plus temps de continuer à payer des impôts qui sont mal utilisés. Il n’est plus temps de consommer sans conscience. Reprenons notre pouvoir sur nos vies.

Aujourd’hui, nous en sommes au point où c’est la survie de notre espèce qui est en jeu. Notre planète, elle, nous survivra. Elle recréera la vie sous d’autres formes, quand elle aura fini de reconstruire ce que nous avons détruit. Ca, elle sait faire.

La conscience, c’est le secret. Revenir à une attitude de conscience pour la moindre de nos pensées et actions. Car aussi longtemps que nous produirons de l’énergie négative et destructrice avec nos pensées et nos actions négatives et destructrices, nous récolterons de la négativité et de la destruction. C’est aussi simple que ça : on reçoit ce qu’on émet.

Je rêve d’un monde où tous les humains vivraient en harmonie, entre eux et avec la nature, où plus personne ne serait laissé sur le côté du chemin, où chacun serait un rouage d’une mécanique vertueuse, où personne ne chercherait à prendre le pouvoir sur quiconque, où la solidarité et l’amour seraient les maîtres-mots, où l’argent n’aurait plus cours.

Nous sommes tous les membres d’un seul corps, d’un seul univers. Nous devons fonctionner ensemble pour que l’ensemble puisse fonctionner.

Vous pensez que c’est possible ? Alors levez-vous et réécrivons ensemble l’Histoire, pour que les générations futures puissent exister. Aujourd’hui, nous n’avons plus d’alternative : c’est vivre ensemble… ou mourir ensemble.

« Osez dire oui à la vie » (Julia Cameron)

Je vous souhaite un beau chemin.

BLACK FRIDAY (moi aussi !)

A l’occasion du Black Friday, j’offre 50% de réduction (30 EUR au lieu de 60 EUR) sur toutes les séances d’Access Bars du mois de décembre à mon cabinet dont le rendez-vous sera pris durant la journée de demain. Appelez-moi au 0497/44 98 14 ce vendredi 29 novembre 2019 entre 9h et 18h.

Bonjour !

Voilà des mois que vous ne m’avez plus vue sur cette page… J’en suis désolée.  J’imagine que vous êtes passés à autre chose. Que vous ne pensez plus à moi. Ouh ! Que je suis vilaine.

Vous ai-je expliqué que j’ai déménagé 4 fois en 15 mois de temps ? Et que le dernier déménagement a été le plus dur ? C’était au mois de mars dernier. Nous avons quitté notre cher chalet en montagne. Un lieu où nous étions toujours bien. Notre refuge. Notre thébaïde. Ce fut un arrachement.

Mon mari est cardiaque. Et le chalet était à trop haute altitude pour sa santé. Alors nous avons dû nous en séparer (du chalet, hein, pas de mon mari !).

Aujourd’hui encore, c’est une blessure. Jamais je n’aurais pensé qu’il serait si difficile de se défaire de ce chalet dont, au départ, je ne voulais pas.

J’y ai vécu tant de choses. Dont l’une qui est devenue pour moi essentielle : l’élévation spirituelle en même temps que l’ancrage à la Terre. Nous y avons vécu tant de moments de bonheur, heureusement fidèlement consignés dans le livre d’or. Le relire me fait à chaque fois chaud au cœur.

Bref. Tous ces déménagements m’ont épuisée, vous vous en doutez. On dit qu’il faut 6 mois pour se remettre d’un déménagement. Nous en avons cumulé 4, avec toutes ce que cela implique comme émotions, fatigue, séparations, de manière très intense et sur une période très courte.

Et donc, mon activité professionnelle a été sagement mise entre parenthèse. Par décision personnelle, d’abord, parce que je n’avais plus la disponibilité pour m’occuper de la détresse de mes clients. Mais aussi parce que mes clients m’ont perdue en route. Eh oui… Rien qu’en Belgique, j’ai changé 4 fois d’adresse pour mon cabinet, passant d’Auderghem à Woluwé-Saint-Lambert, puis à Anseremme, pour aboutir finalement à Grez-Doiceau.

Parallèlement, mon inspiration à partager avec ma communauté s’est tarie. Je n’avais pas la tête ni l’énergie à ça.

Et je n’ai pas renouvelé mes licences pour donner les classes Access que j’aime pourtant beaucoup. Le feu sacré s’était éteint.

Bref, me revoilà. Tout n’est pas encore revenu à la normale, mais j’ai recommencé à écrire, à créer, à donner des consultations et à me sentir alignée.

Alors je vais recommencer à partager avec vous. Et je suis très heureuse de communiquer de nouveau avec vous. Comme dirait une amie très chère : « ca me fait des guilis dans le ventre » !

Et je compte sur vous pour réagir à mes posts et à partager un max. Parce que plus ma communauté s’étendra et plus vous m’aiderez à faire le bien autour de moi.

Je vous remercie d’être là, de me suivre, de me soutenir et de me faire confiance.

Merveilleux dimanche à tous.

Pigeons ou dindons ?

Vendredi soir dernier (27 janvier 2017), l’émission « On n’est pas des pigeons » de la RTBF (télévision belge francophone), a diffusé un reportage sur les Bars d’Access.

http://www.rtbf.be/info/societe/onpdp/cameras-cachees/detail_access-bars-simplement-du-bien-etre-ou-une-medecine-parallele?id=9513163

Nous avons bien sûr, en tant que praticiens et praticiennes de soins énergétiques – et plus particulièrement des fameuses Bars d’Access – un droit de réponse. Et je vais ici l’exercer.

L’OMS s’est penchée, dès 2002 (résolution WHA 56.31 de l’Assemblée mondiale de la santé, adoptée en 2003), sur les médecines traditionnelles (MT), appelées également, selon les pays, médecines alternatives, parallèles ou douces. Le résumé de leur définition est : « La médecine traditionnelle est la somme des connaissances, compétences et pratiques qui reposent sur les théories, croyances et expériences propres à une culture et qui sont utilisées pour maintenir les êtres humains en bonne santé ainsi que pour prévenir, diagnostiquer, traiter et guérir des maladies physiques et mentales. »

Dès lors, des études ont été menées pour tester toutes ces pratiques alternatives et des recommandations ont ensuite été transmises aux Etats Membres de l’Assemblée mondiale de la santé. Celles-ci les encouragent en gros à permettre à toutes ces médecines et pratiques parallèles d’exister et de se développer, et à « inclure la médecine traditionnelle dans leurs systèmes de santé en fonction des capacités, des priorités, des situations et de la législation nationales et compte tenu des preuves de son innocuité, son efficacité et sa qualité. »

Ceci ne concerne malheureusement pas les pratiques et techniques alternatives énergétiques, même si certaines d’entre elles se basent, entre autres, sur la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Toutefois, cela montre une certaine ouverture de la part d’instances « supérieures » au niveau mondial, vis-à-vis de méthodes généralement non prouvées scientifiquement.

* * * * * *

Parallèlement, l’Etat belge a demandé au CRIOC (Centre de Recherche et d’Information des Organisations de Consommateurs) de faire une étude sur les médecines alternatives (« Les médecines alternatives », CRIOC, édition 2012, D-2012-2492-30).

Dans ce rapport, le CRIOC fait un état de la situation qui ne semble pas donner une même définition que l’OMS des médecines alternatives, omettant le côté « pratiques ancestrales et culturelles » pour se tourner vers les pratiques et techniques plus récentes, émergentes, parfois basées sur les médecines alternatives, parfois non. Ainsi, on y parcourt rapidement l’histoire des médecines alternatives en Europe, depuis le XIIIème siècle et qui peut sembler (je marche sur des œufs !) orientée car vue depuis la lorgnette de notre médecine occidentale actuelle, qui est plus rationaliste, scientifique et parcellaire qu’intuitive ou holistique. C’est bien sûr un point de vue qui en vaut un autre et je le respecte.

Les pratiques décrites principalement sont : l’homéopathie (« Plusieurs études ont été faites sur l’effet des produits homéopathiques, à ce jour, aucune n’a pu démontrer plus qu’un effet placebo. », page 4), et les autres médecines alternatives que sont l’ostéopathie ou la chiropraxie, ou les « plus farfelues comme la biologie totale ou la biologie immatérielle » (page 6).

Nous y apprenons aussi qu’une loi Colla a vu le jour le 29 avril 1999 (page 7), suite à la demande du Parlement européen en 1997, relative aux pratiques médicales non conventionnelles (Moniteur belge du 24 juin 1999), dont l’objectif était « d’établir un cadre légal aux pratiques non conventionnelles en définissant ces pratiques, enregistrant leurs prestataires et n’autorisant leur pratique qu’aux prestataires enregistrés. » Les seules pratiques retenues étant : l’acupuncture, la chiropraxie, l’ostéopathie et l’homéopathie. Celle loi n’avait toutefois pas encore été mise en œuvre en 2012.

Ensuite, nous trouvons un intitulé de chapitre (qui en dit long) : « médecines alternatives et dérives » (page 8), qui vient démonter nos pratiques et métiers, dans lesquels nous trouvons pêle-mêle : la sophrologie, le reiki, la réflexologie, la kinésiologie, la médecine ayurvédique, la naturopathie, la méditation (!), la Médecine Traditionnelle Chinoise, le Qi gong, le shiatsu, le Taï-chi, les fleurs de Bach, la psychogénéalogie, etc. Je ne les cite pas tous, mais la liste est longue, mêlant pratiques d’exercices physiques à des techniques plus complexes, et des outils nécessitant des années d’études à d’autres s’apprenant en quelques heures.

On y parle de sectes, de praticiens non qualifiés, de « la manière indirecte dont ces pratiques peuvent créer ou aggraver des pathologies par non-recours ou recours tardif au dispositif du système de santé officiel et donc à la médecine moderne. » (page 11), de manipulation de masse, de danger pour la santé, d’aveuglement des consommateurs, etc.

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Je souhaite mettre quelques éléments à plat, concernant les consultations de pratiques énergétiques (en fonction de ce que j’ai appris dans mes études et de ce que je vis au quotidien) :

– les praticiens en énergétique, quelle que soit la technique utilisée et apprise, ne sont pas médecins, ni habilités à poser des diagnostics, ni formés à déceler des maladies physiques et/ou psychologiques, ni autorisés à faire des prescriptions d’aucune sorte ; ils ne peuvent prétendre soigner ni guérir aucune maladie. S’ils contrevenaient à l’une de ces règles de base, ils s’exposeraient à être poursuivis pour exercice illégal de la médecine.

– un praticien en pratiques énergétiques ne se substitue jamais à un médecin : il ne remet pas en question les traitements prescrits par le médecin-traitant de son client, ne lui conseille pas d’arrêter un traitement ni ne lui interdit d’aller voir son médecin.

– de même, nous n’avons pas le droit d’appeler nos pratiques du nom de « médecines », même si elles sont dites « parallèles » ou « alternatives » ou « douces », et nous ne sommes pas plus des thérapeutes que nous n’appliquons de thérapies. Nous pouvons dire que nous sommes praticiens, ou énergéticiens, ou magnétiseurs, ou porter le nom de notre discipline, comme kinésiologue ou sophrologue par exemple. Et nos clients ne sont bien sûr pas des patients, puisque ce titre est réservé aux professions reconnues de la médecine et de la psychologie/psychiatrie.

– le rôle des praticiens dans le domaine énergétique est de rendre aux personnes leur autonomie et de rétablir, autant que possible, ce que l’on appelle « l’homéostasie », c’est-à-dire l’équilibre entre les 3 pôles du triangle de la santé : physique, psychologique et biochimique. Et ceci, en n’agissant que par le biais d’outils énergétiques et non médicaux.

Une équilibration par des outils énergétiques est ainsi susceptible d’aider le corps à activer ses processus naturels d’auto-guérison, en diminuant les stress corporels et émotionnels liés aux perturbations de la circulation énergétique.

Si le praticien constate que ses séances ne donnent pas suffisamment de résultats, il en parle avec son client et le réoriente éventuellement vers un collègue ou une autre technique.

– le praticien en pratiques énergétiques utilise ses outils sans prendre le pouvoir sur son client ; c’est le client qui a la maîtrise sur le choix et le rythme de son évolution et de son suivi.

– en cours de séance, le praticien se doit d’informer son client de la ou des techniques utilisées et l’informer plus en détail à la demande.

– les règles de déontologie habituelles s’appliquent : confidentialité, bienveillance, absence de jugement et, pour certaines professions, supervisions et intervisions, recyclages et formations continuées, adhésion à une ou plusieurs fédérations, associations et/ou unions professionnelles lorsqu’elles existent.

Et là-dedans, quel est le rôle du client qui vient consulter le praticien de pratiques énergétiques ?

– le client est responsable de lui-même et de sa santé. Lorsqu’il vient trouver un praticien en pratiques énergétiques, il sait qu’il ne vient pas trouver un médecin. Au moindre doute sur sa santé, il est conscient qu’il vaut mieux consulter en premier son médecin-traitant. Le client conserve son libre-arbitre, est libre de choisir la pratique et le praticien qui lui conviennent.

– informé par son praticien en énergétique, le client sait que la réussite du travail effectué avec la collaboration de son praticien tient de son implication personnelle dans ce travail, de ce qu’il est prêt à lâcher lorsqu’il entreprend un tel travail. En effet, si les bénéfices secondaires inconscients liés à sa difficulté sont plus importants que ses inconforts, les améliorations risquent de se faire attendre. Ceci fera l’objet de discussions avec son praticien, à l’initiative de l’un ou de l’autre.

– le praticien et le client savent que parfois, ils peuvent ne pas se convenir (manque d’atomes crochus, absence de résultats, points de vue discordants, …), et l’on peut se séparer en bons termes.

Cette liste n’est pas exhaustive et peut être éclairée par les commentaires de mes collègues.

* * * * *

Ce que je retire de cette émission, c’est que peut-être, au niveau des professions énergétiques, un code éthique et une déontologie uniques pourraient être développés, ainsi que des prérequis minimums en termes de formations dans l’accompagnement de la personne en séance, en éthique et déontologie, et en sémiologie. De plus, des minima de supervision avec un superviseur et d’intervision entre collègues pourraient être requis pour chaque praticien en activité. Ce serait une sacrée organisation à mettre en place !

Personnellement, je peux comprendre que mes collègues praticiennes d’Access Bars aient refusé d’aller se défendre sur le plateau de la RTBF. Parler à la télévision, c’est un métier et nous ne sommes pas formés à rompre des lances avec des journalistes professionnels qui pourraient nous faire dire ce qu’ils veulent alors que nous serions perturbés par des caméras et des micros, tellement impressionnants. A chacun son métier…

Ce que j’ai perçu lors du reportage et des commentaires de l’émission de vendredi dernier, c’est probablement un manque de connaissances du sujet de la part des journalistes présents. Outre cette ignorance, il y a eu une mauvaise interprétation par les journalistes des outils que les praticiennes filmées en caméra cachée ont abordés, et au final, on entend parler de beaucoup de choses mais peu d’Access Bars…

Même si, en conclusion, le journaliste ne déconseille pas la méthode, disant en substance que ça ne peut pas faire de mal si on y croit (!), les commentaires précédents des journalistes du reportage et en plateau donnent à penser qu’il leur manque les perceptions nécessaires à la compréhension des outils qu’ils ont côtoyés dans leur quête d’information.

Expliquer à certains ce que vivent les praticiens en énergétique revient à essayer de faire comprendre à un sourd la douceur des plus belles notes de Mozart, ou la subtilité d’un vin à une personne souffrant d’agueusie depuis sa naissance.

Ce que vivent beaucoup de praticiens énergétiques (entre autres choses), c’est le développement de leurs perceptions extra-sensorielles au fur et à mesure qu’ils utilisent leurs outils énergétiques. On pourrait assimiler cela à l’accroissement de leurs intuitions et de leurs ressentis, et cela, à 360°. Et donc, oui, on peut, pour certains, scanner un corps avec les mains, parfois même d’un simple regard…

La science n’explique pas tout, mais cela ne veut pas dire que les choses n’existent pas. Et parfois même, quand des études scientifiques ont été menées et prouvent les choses, ceux que cela dérange les discréditent…

Ce que je crois, parce que c’est ce que je vis, c’est que les praticiens en énergétique sont en général de bonne foi. Je ne sais pas sur quelle base vous les avez choisis pour votre émission, mais aucun des collègues que je connais ne se comporte comme la 3ème personne que vous avez filmée.

La plupart des praticiens en énergétique sont des personnes en recherche permanente. Elles se remettent en question tout le temps, continuent à se former en permanence, étudient beaucoup de choses, lisent énormément, ce qui les fait évoluer sur le plan personnel et leur permet d’offrir leur expérience et leur sensibilité, associées à une large palette d’outils à leur clientèle. Et donc, chez la plupart des praticiens, les Bars d’Access ne sont pas leur unique technique.

Les dynamiques qui sous-tendent les relations entre les praticiens et leurs clients sont souvent le fruit d’une rencontre entre des personnes, des énergies, des besoins à combler, l’évolution d’un praticien qui a rencontré les difficultés que son client connaît, des sensibilités qui se répondent, un besoin de s’entendre dire des choses…

Contrairement à ce que dit le journaliste, travailler en caméra cachée dans des domaines tels que le nôtre ne permet pas d’avoir une « vraie » séance comme avec un « vrai » client.

Quand un journaliste arrive avec une fausse histoire, de faux symptômes, et garde derrière la tête l’idée de « piéger » un praticien avec ses symptômes bidons soigneusement préparés avec un médecin, et sa caméra cachée dans sa veste, et qu’il pense au ton qu’il veut donner à son reportage, toute la dynamique de la relation est faussée, toute la séance est faussée. Il n’y a pas d’échange réel, pas de possibilité d’établir une relation vraie. Le praticien sent que les choses ne sont pas justes sans pouvoir mettre le doigt dessus, peut se sentir mal à l’aise, et dire ou faire des choses qu’il ne dirait pas ou ne ferait pas en temps normal, uniquement pour compenser ce malaise qu’il ne comprend pas.

Aborder les pratiques énergétiques et leurs praticiens quand on n’est pas franc, pas correct, qu’on ne joue pas le jeu, c’est aller au-devant de déceptions. Aborder les pratiques énergétiques et les praticiens avec en tête les mêmes schémas que ceux que l’on a en allant chez le dentiste ou le généraliste, ça ne marche pas. C’est une dynamique, un échange énergétique, qui se fait par les mots, mais surtout au-delà des mots, dans le monde de l’énergie et des perceptions du monde subtil.

Peut-être les journalistes de cette émission-ci n’avaient-ils pas ces connaissances-là ? Ils ont certainement agi en pensant à protéger les consommateurs, dans le ton léger et humoristique dont ils sont coutumiers.

Mais cela ne devrait pas empêcher le respect du travail, de la bonne foi, des connaissances, des professions et des personnes visées, comme certains autres journalistes de la presse écrite et radio sensiblement plus ouverts l’ont déjà montré à d’autres occasions vis-à-vis des professions non conventionnelles comme les nôtres.

Venez à découvert voir les praticiens, posez-leur vos questions, demandez à recevoir une séance. Nous sommes des passionnés, nous aimons nos métiers et nous serions certainement très heureux de vous les partager dans la bienveillance, l’ouverture et le respect de chacun.

« Matrix », matrice de la réalité ?

« Si l’on veut dépasser les clivages religieux qui obscurcissent tant notre époque, mais dépasser aussi la sécheresse spirituelle d’un matérialisme scientifique à bout de souffle, nous devons comprendre que notre réalité perçue est bel et bien telle que nous la cocréons, telle que nous la concevons collectivement à partir d’un ensemble de « croyances ». Ce sont alors ces croyances qu’il nous faut transformer, qui se manifestent dans le champ de notre conscience, individuelle et collective. En fait, Anita Moorjani explique que la création collective se fait « par défaut », de façon inconsciente et à partir de ce que l’on peut donc appeler l’inconscient collectif au sens jungien, alors que la création individuelle s’effectue de façon consciente, à partir de choix et d’intentions qui sont l’expression de notre libre arbitre. » Jocelin Morisson, journaliste et auteur, traducteur du livre « Et si c’était ça le paradis », d’Anita Moorjani, « avant-propos du traducteur », pp. 13 et 14, éd. Guy Trédaniel.

De même, sur la 4ème de couverture du même livre, nous pouvons lire : « les défis de l’époque nous appellent à nous libérer de toutes sortes de croyances, nourries de peurs et de conformisme, pour pratiquer une spiritualité simple et authentique, et commencer « à vivre le paradis ici et maintenant ». »

Nous recevons de plus en plus, sur le net et autour de nous, des incitations à changer notre point de vue et à aller vers plus de spiritualité. La spiritualité, ce n’est pas nécessairement lié à une religion ou à une pratique religieuse. La spiritualité, selon mon point de vue, consiste à apporter du sens et de la conscience dans chacun de nos actes, à chaque minute, chaque seconde, de notre vie.

Le monde dans lequel nous vivons semble bien effrayant, génère et entretient les peurs, les haines, la ségrégation, les jugements de toutes sortes… et nous pouvons nous sentir prisonniers de cette réalité que l’on nous impose.

Pourtant, nous sommes acteurs de cette réalité. Vous connaissez « l’effet papillon », cette métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos ? Selon cette métaphore, la moindre de nos actions, ici, peut avoir une influence sur des événements se passant à l’autre bout du monde. Dès lors, étant connectés au Tout et à tous, nous sommes co-responsables et co-créateurs de tout ce qui se passe dans le monde.

C’est important d’en être conscient car, si l’on ne peut se dédouaner de la responsabilité de tout ce qui arrive partout à tous niveaux (attentats ou catastrophes naturelles compris), on peut aussi, grâce à la conscience, construire une réalité différente, basée sur l’amour, le respect, l’écoute, la joie, en faisant des choix éclairés, basés sur notre être véritable et non sur l’ensemble des croyances, pensées et limitations qui constituent le tissu de la réalité dans laquelle nous vivons.

Nous pouvons construire un monde différent, en agissant d’abord sur notre niveau de conscience. Nos pensées, en tout premier lieu, créent notre réalité. Cette réalité, puisque tout est interdépendant et connecté dans l’Univers, va rayonner et progressivement permettre que la conscience émerge plus largement et redevienne un processus naturel pour l’humain.

C’est de cette façon que l’humanité pourra être sauvée et la Terre enfin écoutée et respectée. La conscience est la clé : cessons de subir, de nous plaindre, de juger, de faire porter à d’autres la responsabilité de ce qui arrive dans le monde. Nous pouvons, chacun à notre niveau, influencer le monde dans lequel nous vivons et le rendre meilleur, plus juste, plus harmonieux et plus équilibré.

Cela peut sembler utopique, pourtant les révolutions ont toujours été générées par les citoyens pour contraindre leurs dirigeants à les respecter. Nous pouvons – devons ! – initier la nouvelle révolution afin que le monde change, que les modèles de sociétés qui nous sont proposés soient abandonnés au profit de nouveaux modes de pensée et d’agir.

La réalité, c’est ce que vos yeux perçoivent, c’est ce que votre mental produit. Demandez et vous recevrez. L’Univers est ainsi…

Et, comme le disait Jésus, peut-être pourrons-nous entendre alors : « va, ta foi t’a sauvé ».