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Les derniers soirs, j’ai eu beaucoup de difficultés à m’endormir. Le dernier texte que j’avais publié sur mon blog me posait question. J’entendais tourner en boucle dans ma tête la phrase : « il n’y a plus d’alternative : nous pouvons choisir de vivre ensemble… ou mourir ensemble ». Et je me suis dit que c’était un peu trash d’envoyer ça comme ça.

Les prophètes ont toujours existé. Et beaucoup de prophètes ont annoncé la fin du monde. Elle arrivera forcément à un moment et ils auront donc tous raison, un jour. Comme une horloge en panne donne l’heure exacte au moins 2 fois par jour !

J’aimerais me tromper, dire que ce que j’annonce n’est pas vrai. Mais il faut reconnaître qu’à moins d’être aveugle, les signes que nous sommes sur la fin d’une civilisation se multiplient de nos jours : catastrophes naturelles, inégalités sociales, pauvreté, grogne des citoyens, déconnexion des « élites » et des dirigeants, clivages, injustices, guerres, violences, super-administration, puissance de l’argent, pouvoir détenu par quelques very happy few, …

Donc oui, quelque chose est en train de se passer, qui nous dépasse et auquel manifestement, l’humain a beaucoup de mal à faire face.

Aujourd’hui, pourtant, nous avons encore le choix. La fenêtre se rétrécit de jour en jour, peut-être même d’heure en heure. Non pas que nous allions tous mourir dans l’immédiat. Mais nous pouvons choisir de ne pas laisser s’installer plus d’inégalités, plus d’irrespect, plus de destruction. Nous avons encore devant nous la possibilité de choisir la Joie, le bonheur, l’Amour.

Les climatologues (ceux qui ne sont pas climatosceptiques) n’annoncent que des nouvelles terribles et angoissantes. Les politiciens ignorent la question du climat et du devenir de l’humanité. Les penseurs disent que nos petits efforts citoyens ne servent à rien. Les multinationales ne pensent qu’à s’enrichir.

Et au milieu de tout ça, il y a Greta Thunberg. Cette jeune fille affronte seule les tempêtes médiatiques, essuie des propos d’une injustice rare… et elle garde malgré tout la foi dans son action. Pourquoi ? Parce qu’elle le dit elle-même, mais avec d’autres mots : cette crise majeure que nous traversons n’a pas que de mauvais côtés. On voit en effet partout fleurir des actions qui rassurent sur le genre humain : l’engagement des jeunes pour le climat, eux qu’on dit pourtant sans but et sans centres d’intérêt, les actions locales en faveur de la solidarité et du climat, les nouvelles formes d’habitat, la permaculture, et même, de ci de là, on voit émerger un politicien qui semble concerné et prêt à mettre en oeuvre des politiques qui vont dans le bon sens (à voir si on les laisse faire), …

Alors bien sûr, on n’a plus vraiment le temps de tergiverser. Nous devons nous engager pour préserver notre futur. Chacun de nous. Quoi qu’en disent les catastrophistes qui nous annoncent que nos efforts ne servent à rien.

Je retiens la légende du colibri qui cherche à éteindre un incendie en amenant des gouttes d’eau et qui, lorsqu’on lui dit à quel point ce qu’il fait est insignifiant, répond que lui au moins, il fait sa part du travail. N’oublions pas que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il faut bien commencer quelque part.

Donc, si le sujet vous intéresse – et il y a intérêt à ce qu’il vous intéresse ! – je ne peux que vous conseiller de vous orienter vers les livres et films que l’on vous propose depuis des années. Al Gore, Cyril Dion, Aurélien Bareau, Hubert Reeves, Pierre Rabhi, Fred Vargas, sans oublier Stéphane Hessel, et tant d’autres, lisez, regardez des vidéos, renseignez-vous, indignez-vous, engagez-vous.

Voyez ce qui se fait dans votre quartier, dans votre région, au niveau local. Prenez part à des projets locaux. Investissez-vous dans votre avenir.

Lorsque je reçois des messages du monde invisible à ce sujet, j’entends qu’il faut prévoir une belle réserve de bougies et d’allumettes, de quoi filtrer l’eau, des graines (à manger et à cultiver). L’autonomie énergétique et/ou la solidarité seront indispensables. Sortez de chez vous, allez voir vos voisins, développez des réseaux autour de vous : réseaux de ressources, de compétences, d’amis, …

En parallèle, apprenons à consommer en cohérence : finis les plastiques, la grande distribution, les produits trop polluants, la surconsommation, l’addiction aux écrans et les autres dérives de notre civilisation.

Cyril Dion nous explique qu’il faut créer un nouveau récit pour l’humanité (« Petit manuel de résistance contemporaine »). Ecoutons son conseil.

Je ne vous dis moi-même rien d’autre dans tous mes posts : solidarité et amour, partage et accueil, conscience et cohérence doivent devenir nos valeurs absolues.

Dans ce monde où l’on se sent perdu, où l’anxiété règne en maître, je peux vous dire que vivre ces valeurs nous permettra de surmonter tout cela et nous rendra plus heureux et plus doux.

Je vous souhaite un beau chemin en conscience et dans l’amour.

Le choix nous appartient

J’ai entrepris la lecture du livre « libérez votre créativité » de Julia Cameron.

Ce livre propose de réveiller notre créativité en 12 semaines. L’un des exercices de base consiste à écrire chaque matin, et avant toute autre chose, 3 pages dans un cahier (pas un petit format, hein !). 3 pages, pour nous vider l’esprit de toutes les contingences et trivialités qui nous emplissent habituellement la tête. Une fois que la tête est vidée de tout cela, on s’aperçoit qu’on a de nouveau accès à notre petite voix intérieure, celle qui nous délivre les messages dont nous avons besoin pour exprimer notre créativité, ou pour simplement vivre en restant sur la bonne voie.

En ce qui me concerne, cela a ouvert un dialogue suivi et nourri avec… je ne sais pas comment définir toutes ces personnes qui viennent me parler à travers ma plume : des Guides, des Anges, un Moi supérieur, l’intuition ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que c’est un cadeau inestimable.

Depuis que j’ai commencé cet exercice, je reçois des cadeaux de clairvoyance chaque jour. Et cela me bouleverse autant que cela me surprend, tant par la teneur des informations qui me sont délivrées que par la variété des sujets abordés.

Nous sommes tous incarnés ici-bas pour accomplir une mission, apporter notre modeste part à ce grand édifice qu’est l’Univers. Chacun de nous devrait pouvoir trouver quelle est cette mission et s’appliquer à s’y conformer, en fonction de sa disponibilité et de ses moyens.

Une mission, c’est quelque chose de très personnel. Je ne peux pas vous dévoiler la mienne comme ça, sur le net. Néanmoins, je peux partir de là pour vous faire part de ma réflexion.

Nous vivons dans un monde dominé par la peur. Or, nous sommes là pour aimer : nous aimer nous-mêmes, aimer l’autre, être aimé en retour.

Que pouvons-nous faire pour que l’amour devienne notre seule réalité ? Traquer au-dedans de nous quels sont nos ressorts, où la peur nous paralyse, quels sont nos besoins et nos attentes. Nous devrions tous nous donner la possibilité d’explorer comment nous fonctionnons, pourquoi nous vivons ce que nous vivons, pourquoi nous sommes ce que nous sommes et comment mieux (nous) écouter.

Cela nous permettrait, tout à fait concrètement, d’agir de manière responsable dans toutes les interactions que nous avons avec le monde qui nous entoure et avec notre monde intérieur, en dehors de tout ego et dans le respect de qui nous sommes.

Si le monde fonctionnait comme ça, nous ne connaîtrions ni la misère, ni les inégalités, ni les luttes fratricides. Nous vivrions heureux, en harmonie, en bonne santé. Nous aurions des pensées paisibles, des énergies positives, un taux vibratoire naturellement élevé. Et la Terre serait elle aussi en bien meilleure santé.

L’ego, c’est lui la bête noire. C’est lui qui nous maintient dans les croyances et les peurs. C’est lui qui nous assujettit. Malheureusement, l’ego n’a aucune vision et aucun recul.

Sortir de l’ego, c’est un fameux challenge. Je me bats tous les jours pour faire remonter à la conscience mes processus inconscients, ceux qui sont conduits par ce fameux ego.

S’il m’a permis de survivre un temps aux tout débuts de ma vie, aujourd’hui il m’étouffe. Comme il étouffe l’humanité toute entière.

Il n’est plus temps de protéger une caste au détriment de l’autre, ou que les multinationales amassent encore plus d’argent pour satisfaire la cupidité de quelques uns. Il n’est plus temps d’élire des politiciens avides de pouvoir et d’argent, coupés de la réalité de notre quotidien et méprisant leurs électeurs. Il n’est plus temps de continuer à payer des impôts qui sont mal utilisés. Il n’est plus temps de consommer sans conscience. Reprenons notre pouvoir sur nos vies.

Aujourd’hui, nous en sommes au point où c’est la survie de notre espèce qui est en jeu. Notre planète, elle, nous survivra. Elle recréera la vie sous d’autres formes, quand elle aura fini de reconstruire ce que nous avons détruit. Ca, elle sait faire.

La conscience, c’est le secret. Revenir à une attitude de conscience pour la moindre de nos pensées et actions. Car aussi longtemps que nous produirons de l’énergie négative et destructrice avec nos pensées et nos actions négatives et destructrices, nous récolterons de la négativité et de la destruction. C’est aussi simple que ça : on reçoit ce qu’on émet.

Je rêve d’un monde où tous les humains vivraient en harmonie, entre eux et avec la nature, où plus personne ne serait laissé sur le côté du chemin, où chacun serait un rouage d’une mécanique vertueuse, où personne ne chercherait à prendre le pouvoir sur quiconque, où la solidarité et l’amour seraient les maîtres-mots, où l’argent n’aurait plus cours.

Nous sommes tous les membres d’un seul corps, d’un seul univers. Nous devons fonctionner ensemble pour que l’ensemble puisse fonctionner.

Vous pensez que c’est possible ? Alors levez-vous et réécrivons ensemble l’Histoire, pour que les générations futures puissent exister. Aujourd’hui, nous n’avons plus d’alternative : c’est vivre ensemble… ou mourir ensemble.

« Osez dire oui à la vie » (Julia Cameron)

Je vous souhaite un beau chemin.

Mélancolie

« Le spleen n’est plus à la mode » nous dit la chanteuse Angèle. Mais est-ce une question de mode, ou une culpabilité savamment orchestrée par le complot altermondialiste et/ou néolibéral pour mieux nous contrôler ?

Sérieusement, je vis régulièrement des épisodes de mélancolie, et depuis toujours.

Depuis des années, je travaille là-dessus. Pourquoi, en effet, suis-je régulièrement en proie au vague à l’âme ? Ca me tombe dessus sans prévenir, sans que je sache pourquoi. C’est désagréable. Et je m’en sens coupable.

Partout, sur les sites de bien-être, autour de moi, on me dit de pratiquer la gratitude. Même mon mari s’y est mis. Et moi, je me permets d’avoir le moral dans les chaussettes ? la compulsion alimentaire poussée à fond ? l’humeur maussade ? la larme à l’œil ? … Pourtant, il n’y a apparemment aucune raison.

Par exemple : je sors d’une journée chaleureuse et détendue avec des amis ou en famille, je suis parfaitement heureuse et j’en repars le moral au zénith. Une demi-heure plus tard, je me sens à côté de mes pompes, je marmonne, je me réfugie dans le silence, l’œil humide, mal à l’aise, malheureuse.

Tout ça ne répond pas à ma volonté. De la gratitude, j’en ai à revendre. La joie, je la cultiverais volontiers dans ces moments, si je le pouvais. Je m’y essaye activement.

Et puis, voilà que j’ai appris hier, lors d’une lecture édifiante sur le Human Design, ce que je subodorais depuis toujours, à savoir que ces périodes de spleen faisaient partie de moi et que je devais apprendre à les accueillir.

Quel soulagement ! La mélancolie, ce n’est pas un choix. C’est une disposition naturelle de l’être. On naît avec elle. On ne l’apprend pas. Et on ne la désapprend pas. Point.

Dans le monde d’aujourd’hui, on n’a pas le droit d’éprouver du spleen. On doit être heureux, ne pas faire de vague. Sous peine d’être coupable. Parce que vous comprenez, avec tout ce que les media nous assènent, on se doit d’être heureux et de participer à l’effort général (de consommation ou de décroissance, selon le côté où l’on se place).

Mais enfin : comment être heureux avec toutes les horreurs qu’on lit, entend et voit au quotidien ? Comment cultiver la joie de vivre quand on vous annonce la fin de l’humanité à brève échéance ? Quand on vous dit qu’un belge sur 6 vit en dessous du seuil de pauvreté ? Quand on vous explique que quels que soient vos choix alimentaires, vous vous exposez au pire ? …

Hum… Le spleen, celui de ma nature profonde, existait déjà avant les alarmes d’aujourd’hui. Je l’ai toujours connu. Il est indépendant du monde dans lequel nous vivons. Et ce n’est pas de la dépression. Je connais aussi de nombreux et véritables moments de joie, de gaieté, d’amour, de contemplation, de gratitude en parallèle. De la même manière que dans les pays en guerre, les gens continuent à tomber amoureux, à faire des enfants, à être heureux et à vivre en espérant des jours meilleurs.

Dans notre monde, où les frontières sont de plus en plus perméables, on ne sait plus trop si on doit être heureux-mais-pas-trop ou malheureux-mais-dans-la-retenue.

Purée ! Je n’ai rien à prouver. Rien à justifier. Je suis ce que je suis. Et je fais de mon mieux.

Apprenons à nous accepter tels que nous sommes. Et apprenons à respecter cela. Le monde court à sa perte, peut-être. A cause de l’humain, peut-être. Il y courrait certainement moins vite si nous étions plus dans l’amour de soi, dans l’écoute et l’accueil de notre nature (imparfaite) et de celle de l’autre. Parce que l’écologie, pour être cohérente, devrait commencer par soi.

Je vous souhaite une belle et souriante semaine.

Célébrer

Décidément, ma vie, ces derniers temps, est remplie de signes.

Ma petite voix intérieure me dit : « mais ça a toujours été comme ça ! C’est juste qu’avant, tu ne les voyais pas ! »

Hier soir, donc, nous avons assisté à une conférence donnée par Gabriel Ringlet, prêtre, journaliste, écrivain, conférencier, professeur et vice-recteur de l’Université catholique de Louvain.

Cet homme manie les mots avec un talent extraordinaire. Il parle avec le cœur et touche au cœur de celui qui l’écoute ou le lit.

Le thème de sa conférence était « Eloge de la célébration ».

Gabriel Ringlet a beau être un homme d’église, un chrétien convaincu, il n’en est pas moins accueillant à toutes les tendances et à tous les courants religieux ou philosophiques. Voilà un homme à l’intelligence subtile, qui a su s’adapter à son époque, créant dans son église, et en dehors, de nouvelles manières de célébrer et d’accompagner chaque étape de la vie et les grands moments de la liturgie chrétienne, trouvant toujours le moyen d’accompagner chacun dans sa sensibilité.

La raison pour laquelle je vous en parle aujourd’hui, c’est parce que ce qu’il propose fait tellement écho à ma propre recherche spirituelle.

Dans ma vie précédente, j’ai été très investie dans la vie de ma paroisse, à Bruxelles. Catéchiste, bénévole au sein de divers groupes et comités, … j’ai tracé une belle route sur cette voie conventionnelle. J’y ai réalisé de belles choses, j’y ai beaucoup appris, et j’y ai fait de belles rencontres.

Et puis, je suis entrée dans le monde de l’énergétique et du soin à la personne… et je suis sortie des églises. Parce que j’ai compris que Dieu habitait toute sa création.

J’ai d’abord appris qu’il fallait « se protéger » lorsqu’on travaille en énergétique : grigris, talismans,  pierres, bijoux, encens, herbes, signes, prières, méditations, visualisations, huiles essentielles, … Les moyens sont nombreux, j’en ai testé beaucoup, sans jamais vraiment me sentir protégée.

Ensuite, on m’a enseigné qu’il ne fallait pas se protéger. Que c’étaient des superstitions et productions du mental. Alors, au panier, les objets, les prières et les méditations.

Finalement, l’expérience m’a appris qu’il me fallait effectivement vivre certains rituels jusqu’à plusieurs fois par jour, que je devais avoir quelques uns des ces objets auprès de moi. Non pas parce qu’eux me protègent, mais parce que j’ai besoin d’eux pour revenir à plus de conscience, pour rester  centrée, à l’écoute de mes Guides, de ma voix intérieure, pour rester connectée avec ma propre spiritualité et lui permettre de se développer. J’en ai besoin dans mes consultations, j’en ai besoin dans ma vie de tous les jours, comme des phares dans la nuit.

Dans le monde dans lequel nous vivons, où tout va vite, où l’on doit être multi-tâches et multi-potentiels, il n’y a plus vraiment de place pour la spiritualité.

Les rituels, les rites et les célébrations nous permettent de garder vivant le lien avec l’invisible, ce qui, au-dedans de nous, dort et ne demande qu’à vivre et donne du sens à notre existence.

Qu’est-ce que cela nous apporte d’accomplir des rituels, d’assister à des célébrations, de donner du temps au sacré, de porter sur soi des objets ?

Il y a tant de raisons : pour grandir, se donner de la profondeur, prendre de la distance, de la hauteur, vibrer plus haut, ouvrir son intelligence, sa compréhension des choses, donner du sens à sa vie, …

Mais tout cela est trop abstrait. Ca ne vous parle peut-être pas.

Pratiquement, ce que cela nous apporte, c’est du temps.

Chaque fois que l’on touche une pierre au fond de sa poche ou que l’on s’arrête pour 3 minutes de conscience, on se donne du temps pour juste se souvenir qu’on est vivant, en éprouver de la gratitude, remercier la vie du privilège d’être là.

On se donne du temps pour sentir qu’on a un corps, le remercier d’être là avec nous, nous supportant à chaque instant de notre vie.

On se donne du temps pour regarder dehors, voir le ciel, bleu ou gris, sec ou pluvieux, les arbres, la fleur qui pousse entre les pavés disjoints.

On se donne du temps pour embrasser ceux qu’on aime, même par la pensée. On goûte les yeux fermés la première bouchée de notre repas ou la première gorgée d’eau. On remercie d’un regard l’inconnu(e) qui nous tient la porte alors que nous avons les bras chargés.

Tout est célébration, à partir du moment où l’instant est habité par la conscience. Tout est rite, à partir du moment où l’on décide d’être là, présent, dans l’instant, avec gratitude, avec joie.

Ces rites et ces célébrations se réinventent au quotidien. Cela met de la joie dans la vie. De la conscience.

Voilà un bon moment que je me sens appelée à créer des célébrations pour y inviter des gens en recherche, comme moi. Pour partager notre temps, nous poser, questionner la routine, échanger en confiance.

Nous avons besoin de lien. Les célébrations nous relient. Nous avons besoin de temps. Les rites nous emmènent sur un chemin intérieur, en communion avec d’autres, en lien avec le cycle de la Vie et de la Mort. Tout est chemin. Tout est rite.

Je vous attends.

* La sculpture est de Christiane Erard et s’appelle « Chant pour la vibration de la Terre »

Le choix

Parmi les outils d’Access, l’un de ceux que je n’avais pas encore pensé à utiliser, c’est le choix.

Voilà 15 jours que je ne me sens pas bien dans mes baskets et même, franchement, à côté de mes pompes. Et c’est vraiment désagréable. Parmi les symptômes, je me sentais mal à l’aise, coupée de moi, je me voyais me replier sur moi-même et cesser de communiquer, état de fatigue extrême en même temps que de l’insomnie, vue qui baisse, moral dans les chaussettes, prise de poids, … Vraiment pas sympathique du tout.

Dans le même temps, je voyais mon mari pas bien. Et même le chien…

Puis j’ai eu de nouvelles inquiétantes pour la santé de 2 de mes proches. Alors je me suis posé la question de savoir si mon corps essayait de me prévenir depuis 2 semaines.  Et puis il y a eu le premier anniversaire de la mort de ma maman… Mais ce n’était pas ça.

Le premier outil auquel j’ai pensé, évidemment, c’était « à qui ça appartient » et j’ai fait des « retour à l’expéditeur » un nombre incalculable de fois. Mais je n’allais pas mieux.

J’ai aussi fait des 123, 1234 et autres comptes…

Puis, j’ai fait appel à l’équipe. Après la classe entités que j’ai suivie il y a 2 semaines, peut-être s’agissait-il d’entités ? Non, apparemment pas. Je leur ai demandé de me laisser tranquille jusqu’à ce que j’aille mieux, alors ce n’est pas elles.

J’ai posé les 4 questions, mais je ne percevais toujours pas de changement…

J’ai écouté des enregistrements, des déblayages, regardé des vidéos de Dain, …

J’ai même passé une heure entière à écouter Laurent Gerra pour rire, parce que je ne percevais plus aucune joie en moi.

Et finalement, j’ai pris mon courage à 2 mains, et j’en ai parlé à une collègue. Elle m’a dit : « Et si tu choisissais de ne plus te laisser impacter ? ». Nom de nom !!! J’avais donc le choix ??? Evidemment, j’ai tout de suite répondu : « facile à dire ! ». Et là, elle m’a asséné une phrase de Gary (Douglas) :  « Choice creates awareness ! Awareness does not create choice » (Le choix crée la conscience ! La conscience ne crée pas le choix !). Bon sang, mais c’est bien sûr-je ! D’un coup, tout m’a semblé plus léger et j’ai passé ma première bonne journée depuis des semaines, ayant retrouvé ma joie de vivre et de communiquer !

Au moment d’aller dormir, je vois soudain un élément sur mon pc qui me replonge instantanément dans mon sentiment de mal-être, ce truc qui me collait à la peau depuis des jours et des jours. Immédiatement, j’ai pensé : « non ! Je choisis de ne pas me laisser influencer par cela ». Et tout aussi rapidement, le mal-être s’est enfui.

Bien sûr, je reste vigilante. Une rechute est si vite arrivée. Je suis encore en chemin, loin d’être en conscience H24 ! Mais je progresse. Lentement mais sûrement !

Choisir mes états d’âme, choisir de ne pas subir mes émotions ni celles des autres, choisir de ne pas me laisser vampiriser par ce qui ne m’appartient pas, sans avoir à savoir d’où ça vient, qu’est-ce que c’est reposant ! Ouf ! Sauvée !!!

A bientôt, pour de nouvelles aventures !

Ps : je confirme, vivre en conscience n’est pas toujours confortable même si, à terme, ça peut le devenir !

« Matrix », matrice de la réalité ?

« Si l’on veut dépasser les clivages religieux qui obscurcissent tant notre époque, mais dépasser aussi la sécheresse spirituelle d’un matérialisme scientifique à bout de souffle, nous devons comprendre que notre réalité perçue est bel et bien telle que nous la cocréons, telle que nous la concevons collectivement à partir d’un ensemble de « croyances ». Ce sont alors ces croyances qu’il nous faut transformer, qui se manifestent dans le champ de notre conscience, individuelle et collective. En fait, Anita Moorjani explique que la création collective se fait « par défaut », de façon inconsciente et à partir de ce que l’on peut donc appeler l’inconscient collectif au sens jungien, alors que la création individuelle s’effectue de façon consciente, à partir de choix et d’intentions qui sont l’expression de notre libre arbitre. » Jocelin Morisson, journaliste et auteur, traducteur du livre « Et si c’était ça le paradis », d’Anita Moorjani, « avant-propos du traducteur », pp. 13 et 14, éd. Guy Trédaniel.

De même, sur la 4ème de couverture du même livre, nous pouvons lire : « les défis de l’époque nous appellent à nous libérer de toutes sortes de croyances, nourries de peurs et de conformisme, pour pratiquer une spiritualité simple et authentique, et commencer « à vivre le paradis ici et maintenant ». »

Nous recevons de plus en plus, sur le net et autour de nous, des incitations à changer notre point de vue et à aller vers plus de spiritualité. La spiritualité, ce n’est pas nécessairement lié à une religion ou à une pratique religieuse. La spiritualité, selon mon point de vue, consiste à apporter du sens et de la conscience dans chacun de nos actes, à chaque minute, chaque seconde, de notre vie.

Le monde dans lequel nous vivons semble bien effrayant, génère et entretient les peurs, les haines, la ségrégation, les jugements de toutes sortes… et nous pouvons nous sentir prisonniers de cette réalité que l’on nous impose.

Pourtant, nous sommes acteurs de cette réalité. Vous connaissez « l’effet papillon », cette métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos ? Selon cette métaphore, la moindre de nos actions, ici, peut avoir une influence sur des événements se passant à l’autre bout du monde. Dès lors, étant connectés au Tout et à tous, nous sommes co-responsables et co-créateurs de tout ce qui se passe dans le monde.

C’est important d’en être conscient car, si l’on ne peut se dédouaner de la responsabilité de tout ce qui arrive partout à tous niveaux (attentats ou catastrophes naturelles compris), on peut aussi, grâce à la conscience, construire une réalité différente, basée sur l’amour, le respect, l’écoute, la joie, en faisant des choix éclairés, basés sur notre être véritable et non sur l’ensemble des croyances, pensées et limitations qui constituent le tissu de la réalité dans laquelle nous vivons.

Nous pouvons construire un monde différent, en agissant d’abord sur notre niveau de conscience. Nos pensées, en tout premier lieu, créent notre réalité. Cette réalité, puisque tout est interdépendant et connecté dans l’Univers, va rayonner et progressivement permettre que la conscience émerge plus largement et redevienne un processus naturel pour l’humain.

C’est de cette façon que l’humanité pourra être sauvée et la Terre enfin écoutée et respectée. La conscience est la clé : cessons de subir, de nous plaindre, de juger, de faire porter à d’autres la responsabilité de ce qui arrive dans le monde. Nous pouvons, chacun à notre niveau, influencer le monde dans lequel nous vivons et le rendre meilleur, plus juste, plus harmonieux et plus équilibré.

Cela peut sembler utopique, pourtant les révolutions ont toujours été générées par les citoyens pour contraindre leurs dirigeants à les respecter. Nous pouvons – devons ! – initier la nouvelle révolution afin que le monde change, que les modèles de sociétés qui nous sont proposés soient abandonnés au profit de nouveaux modes de pensée et d’agir.

La réalité, c’est ce que vos yeux perçoivent, c’est ce que votre mental produit. Demandez et vous recevrez. L’Univers est ainsi…

Et, comme le disait Jésus, peut-être pourrons-nous entendre alors : « va, ta foi t’a sauvé ».